Mostafa Abou Malek: «Le mal persiste quand la loi n’est pas appliquée fermement»

Mostafa Abou Malek: «Le mal persiste quand la loi n’est pas appliquée fermement»

Questions à Mostafa Abou Malek, sociologue

ALM : Quel commentaire faites-vous des actes de violence qui ont émaillé le match CRA-WAC ?

Mostafa Abou Malek : J’ai suivi de très près ce scandale. Je n’ai pas d’autres mots à dire que c’est de la pure sauvagerie. Ce n’est pas normal que quelqu’un soit agressé matériellement et physiquement en suivant un match. C’est intolérable que quelqu’un soit agressé violemment là où il a payé un billet pour regarder un match.

Comment expliquez-vous le comportement de ces supporters ?

Vous savez que maintenant personne ne détient la vérité quant à celui qui a déclenché le scandale et j’ai constaté qu’une grande partie était des jeunes immatures. Il y a de la manipulation de jeunes qui ne cherchent qu’à détruire et qui se livrent collectivement à des bagarres, des destructions et des provocations et, bien entendu, les matchs de football fournissent l’occasion souhaitée.

Malgré l’adoption de la loi contre le hooliganisme, la violence se développe, d’une manière inquiétante, dans les stades. Qu’en dites-vous ?

On peut adopter toutes les lois qu’on veut, mais le mal persiste quand cette loi n’est pas appliquée fermement, c’est-à-dire une loi ne vaut rien si elle n’est pas fermement appliquée. Je pense qu’il faut sévir contre cet abus, contre ce genre de crimes. Il faut reconnaître que l’insécurité est partout, au sein du stade et en dehors. Et donc on finit par être débordé. Et cela arrive dans tous les domaines même dans la famille et dans l’enseignement.

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