Mustapha Zine: «Réunir golfeurs et golfeuses sur le même green est une première dans l’histoire»

Mustapha Zine: «Réunir golfeurs et golfeuses sur le même green est une première dans l’histoire»

Entretien avec Maître Mustapha Zine, vice-président délégué de l’Association du Trophée Hassan II de golf

En marge de la 43ème édition du Trophée Hassan II de golf et la 22ème édition de la Coupe Lalla Meryem, Maître Mustapha Zine nous dit tout sur le retour de la compétition à Rabat, l’évaluation de la saison écoulée et les principaux axes de promotion de la Fédération royale marocaine de golf.

ALM : Comment se sont passés les préparatifs ?

Mustapha Zine : Les préparations du tournoi aussi bien celui du Trophée Hassan II de golf que de la Coupe Lalla Meryem, sont passées dans d’excellentes conditions mais avec des difficultés car il fallait gérer dans le même golf à la fois les Pro et les Pro AM. Une combinaison qui n’existe nulle part ailleurs au monde.  Donc nous avons créé une nouvelle façon pour accueillir à la fois les hommes et les femmes en même temps dans des conditions maximales et nous sommes heureux d’avoir réussi ce challenge.

Quelles sont les nouveautés de ces nouvelles éditions qui fêtent leur retour sur le green du Royal Golf Dar Essalam ?

Le retour en lui-même à Rabat est une grande nouveauté. Le berceau du golf qui est Dar Essalam avait vu la création du Trophée en 1971, c’est donc pour nous un retour aux sources. La deuxième nouveauté réside dans le fait que les golfeurs et golfeuses jouent dans le même golf et c’est une première dans l’histoire du golf. Cette mixité fait du Maroc un exemple à suivre. Aujourd’hui, les Etats-Unis et d’autres nations cherchent à nous emboîter le pas et arriver à créer cette même combinaison. Cela représente pour nous un honneur d’avoir été les précurseurs de ce mélange et de cette mixité.

Quel bilan tirez-vous de la saison écoulée?

La saison écoulée était pour nous une saison riche en événements dans la mesure où nous avons promu, touristiquement parlant, une ville comme Agadir. Depuis que le Trophée Hassan II et la Coupe Lalla Meryem y sont joués, la ville a connu véritablement un essor puisqu’elle est devenue une destination golfique par excellence et le nombre de joueurs de golf qui y débarquent s’est multiplié. D’autres villes pourraient également avoir leur chance dans le futur et organiser de grandes compétitions.

Vous êtes également président délégué de la Fédération royale marocaine de golf. Dans le but de promouvoir la pratique du golf, quelles sont les actions menées par la fédération ?

Tout d’abord, la Fédération a comme objectif de maintenir et de développer la relation avec les clubs. Nous avons pu aujourd’hui nouer des relations sereines avec les clubs en les poussant à se doter d’écoles de golf et d’académie pour former les jeunes. Nous les avons aussi incités à ouvrir leur golf aux gens des alentours et qui n’ont pas les moyens de se payer les frais. Deux fois par semaine, le golf ouvre ses portes aux gens de la région. Nous espérons dénicher des talents à partir de ces actions. D’ailleurs, nous avons cueilli de bons fruits. Le golf d’Agadir a accouché de la meilleure équipe marocaine, de l’équipe la plus jeune, et des champions du Maroc catégorie 20 ans. Je précise que ces golfeurs ne sont pas issus de la ville d’Agadir mais de la région.

Quel est le nombre de golfeurs licenciés au Maroc ?

Nous comptons environ 6.000 licenciés et espérons attirer encore plus de pratiquants. Nous sommes conscients que ce chiffre n’est pas très élevé. Le golf reste dans l’esprit de beaucoup de gens un sport d’élite et nous souhaitons démocratiser la discipline et la rendre accessible à tout le monde.

Quels sont les grands axes du programme 2016 de la fédération ?

Notre principal objectif est de préparer des jeunes pour éventuellement aller jouer les prochaines Olympiades et les différentes compétitions européennes, asiatiques ou encore celle organisées au Moyen-Orient.
Cela leur permet de côtoyer les plus grands joueurs et d’être ainsi capables de relever les grands défis.
Aussi, la fédération s’attaque t-elle également au volet éducationnel. Outre la technicité, les golfeuses et golfeurs marocains doivent avoir d’autres atouts élémentaires tels que la maîtrise de l’anglais. Nous nous attelons à les outiller de la meilleure manière qui soit.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *