L’écrivain Abdellah Taia – célèbre pour avoir été le premier auteur marocain à afficher publiquement son homosexualité – est en colère. C’est ce qu’il affirme, lui-même, dans une chronique publiée par le quotidien espagnol El Pais dans son édition du 21 février 2009. La raison de la colère de M. Taia est le fait que les organisateurs d’un festival en Espagne ont décidé d’annuler l’intervention de Nadia Yassine, la fille du cheikh des islamistes d’Al Adl Wal Ihssane tout en maintenant programmée l’intervention de l’auteur. «Le moins qu’on puisse dire est que je suis en colère», dit-il avant d’ajouter : «qu’est-ce que cela veut-il bien dire ? Que l’homosexuel marocain est bienvenu en Espagne mais pas une femme appartenant à un mouvement islamiste ? ». Un élan de solidarité. À savoir si la porte-parole du mouvement intégriste afficherait la même solidarité avec le droit de l’auteur à vivre librement son homosexualité.








