Al-Nachiri arrêté aux Emirats

Les autorités des Emirats Arabes Unis ont arrêté Abdel Rahim Al-Nachiri, dirigeant présumé d’Al-Qaïda pour le Golfe, grâce à des informations de services de renseignement occidentaux, a indiqué mardi à l’AFP une source diplomatique dans la région. La première annonce officielle aux Emirats de cette arrestation, intervenue fin octobre, et de la remise du suspect aux autorités américaines, a été faite lundi soir à Abou Dhabi. « Plusieurs services occidentaux ont alerté les Emirats (de la présence du suspect) début octobre », a indiqué la même source diplomatique, ajoutant qu’il « semble qu’il n’était pas le seul » membre d’Al-Qaïda dans le pays. L’annonce tardive de cette arrestation intervient à la suite d’articles de la presse américaine indiquant qu’elle avait eu lieu aux Emirats Arabes Unis. Le porte-parole officiel d’Abou Dhabi a justifié, quant à lui, le retard de cette annonce par des « raisons de sécurité » et les besoins de l’enquête. Selon lui, cet individu projetait, au moment de son arrestation des attentats, contre des installations économiques « vitales » du pays, mais n’avait pas réussi à « atteindre ses objectifs ». Il l’a présenté sous le surnom d' »Emir de la mer », affirmant que ce Saoudien d’origine yéménite était « le responsable des opérations maritimes du réseau Al-Qaïda et son chef pour la région du Golfe ».
Les Etats-Unis avaient annoncé, en novembre, qu’Abdel Rahim Al-Nachiri, 36 ans, avait été arrêté dans un pays du Golfe, sans plus de précision. Le terroriste présumé a été décrit par le porte-parole des Emirats comme l’un des éléments « les plus dangereux » parmi une vingtaine de membres d’Al-Qaïda figurant sur une liste américaine.
Selon lui, « Nachiri est l’un des principaux accusés dans les attentats à l’explosif contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie en août 1998 (224 morts), conntre l’USS Cole (17 soldats américains tués en octobre 2000 au Yémen) ainsi que contre le pétrolier français Limburg », également au Yémen. Mais des sites Internet liés à Al-Qaïda ont affirmé que ce Saoudien n’était pas un responsable de premier plan du réseau d’Oussama ben Laden. Les Emirats ont remis Abdel Rahim Al-Nachiri « aux Etats-Unis dans le cadre de la coopération permanente entre les deux parties dans le domaine de la lutte contre le terrorisme », a dit ce porte-parole, joint par l’AFP.
Lors de son arrestation, les autorités avaient trouvé chez lui « des documents falsifiés et de fausses pièces d’identité de nombreux pays », a-t-il ajouté. En novembre, les autorités américaines s’étaient montrées avares de détails sur cette arrestation, refusant de préciser sa date et les circonstances dans lesquelles elle avait eu lieu. Un responsable américain avait indiqué que celle-ci avait eu lieu au Koweït, mais cette information n’avait pu être confirmée par aucune autre source.
Dans son édition de lundi, le New York Times, écrit qu’Abdel Rahim Al-Nachiri a été remis à la Centrale américaine du renseignement (CIA) et transféré dans l’un de ses centres en Jordanie pour y être interrogé.
Selon ce journal, cet individu prenait, au moment de son arrestation, des cours de pilotage dans l’Emirat d’Oum Al-Qaïwan, non loin des voies de passages des superpétroliers dans le détroit d’Ormuz, ce qui semblerait indiquer que le réseau d’Oussama ben Laden préparait des attentats pour Al-Qaïda avait été arrêté à Dubai, dans les Emirats Arabes Unis et remis aux autorités françaises.
Son arrestation n’a pas été annonccée par les autorités d’Abou Dhabi mais par les services de sécurité français qui ont annoncé, par la suite, avoir démantelé son réseau.

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