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Cinéma : mort d’Humbert Balsan, un ami du Maroc

Le monde du cinéma est encore sous le choc après la terrible nouvelle du suicide du producteur français Humbert Balsan, mort le jeudi 10 février au matin, après s’être pendu dans les locaux de sa société de production, Ognon Pictures. Nul n’aurait jamais pu imaginer que cet homme, qui symbolisait l’élégance, le panache et la joie de vivre, mettrait fin à ses jours à l’âge de 50 ans. Issu de la dynastie des Wendel par sa mère Aymée Seillière, Humbert Balsan, vice-président de la Cinémathèque française, a débuté au cinéma comme comédien, avant de s’avérer un découvreur de talents infaillible. Parmi ses productions ou coproductions les plus récentes, figurent «Quand la mer monte», de Yolande Moreau et Gilles Porte, «Intervention divine», du Palestinien Elia Suleiman, Prix du jury et Prix de la critique au Festival de Cannes en 2002, ou encore «Le Cerf-Volant», de la Libanaise Randa Chahal Sabbag. Preuve supplémentaire de son militantisme inlassable en faveur du cinéma arabe et de son amitié pour Youssef Chahine dont il a produit «Adieu Bonaparte» (1984), «Le Sixième Jour» (1986), «L’Emigré» (1994), «Le Destin» (1997), «L’Autre» (1999) et «Silence, on tourne» (2001). Homme de défis, son esprit chevaleresque avait marqué les esprits et il était très impliqué dans la défense du cinéma. Il a été membre et vice-président de la commission d’avance sur recettes du Centre national de la cinématographie (CNC) et vice-président de l’Académie européenne de cinéma entre 2000 et 2002.
Avec sa disparition, le Maroc perd un ami fidèle qui avait, par le passé, accompagné 2M dans ses coproductions internationales, qui avaient fait que la deuxième ait été primée dans plusieurs festivals internationaux.

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