24 heures

Des égorgeurs d’otages Irakiens confessent leurs exactions à la télévision

Mohamed Fazel, avec deux autres comparses, a raconté avoir participé au meurtre par décapitation de deux soldats irakiens et de trois jeunes femmes peshmergas (combattantes kurdes), lors d’un interrogatoire télévisé diffusé dans l’émission "Dans les griffes de la justice". Selon ses dires, le chef du groupe terroriste, dénommé Abou Zahra, était chargé de livrer les victimes qu’il devait exécuter. L’opération se déroulait à Mossoul (nord).
"Je ne prenais pas part aux enlèvements, je me contentais de décapiter les otages", a indiqué sur un ton très policé Mohamed Fazel, "bourreau d’Al-Qaëda" et propriétaire de parking de son état. Il était assisté par Zaher Ahmed Salem, 34 ans, laveur de voitures et par Riad. Les trois hommes ont décrit avec des gestes devant la caméra la façon dont ils procédaient pour exécuter leurs otages.
"L’otage était enveloppé dans une camisole les mains liées derrière le dos pour qu’il ne puisse pas bouger. Un complice lui nouait les jambes et lui tenait les pieds, puis on lui mettait un sac sur la tête avant de le décapiter", affirme Fazel.
L’exécution avait lieu avec un couteau commando, ajoute-t-il, en reproduisant les gestes du tueur pour la caméra. La même camisole, que les téléspectateurs ont pu apercevoir tachée de sang, était utilisée pour l’ensemble des victimes, selon ses dires.
La première opération a eu lieu à minuit. Un soldat irakien a été conduit sur le parking par le chef du groupe.
"Il était enfermé dans un coffre de voiture. Nous l’avons sorti, lui avons mis la camisole, lié les pieds, mis un sac sur la tête et je l’ai décapité, tandis qu’un autre l’a poignardé au ventre", poursuit sans trace d’émotion Mohamed Fazel.
Racontant une seconde opération, Fazel affirme avoir avoir refusé d’exécuter l’otage, sans indiquer les raisons de ce refus. Le chef du commando l’a lui-même exécuté de six balles, selon lui.
Mohamed Fazel raconte également qu’un soldat qui avait tenté de résister à d’abord été poignardé par Riad avant d’être décapité.
"Nous avions bu ce jour-là", dit-il. Il a affirmé que ses complices et lui prenaient généralement de la drogue avant les exécutions et qu’ils injectaient un calmant à la victime pour "qu’elle se tienne tranquille".
Le trio de tueurs révèle avoir également décapité trois femmes Peshmergas."Pour chaque exécution, nous recevions 50 dollars", poursuit Mohamed Fazel. Le groupe, qui affirme être lié à Al-Qaëda, accusée d’avoir commis de nombreuses exactions dans la région, a été arrêté le 14 juillet dernier lors d’un raid de la police irakienne dans l’est de Mossoul, situé à 370 km au nord de Bagdad, a indiqué à l’AFP un responsable du conseil de la province.

Par : Ammar Karim

AFP

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