Selon le HCR, le nombre total des personnes ayant bénéficié des visites familiales durant les cinq dernières années s’élève à 8.039, dont 4.143 personnes en provenance des camps de Tindouf et 3.896 originaires des provinces du Sud. Outre son impact humanitaire, cette opération a permis à des milliers de personnes séquestrées à Tindouf de découvrir la vérité sur ce qui se passe dans les provinces du Sud. Les échanges de visites sont l’occasion, évidemment, de faire un échange d’informations. Ceux qui vivent au Maroc racontent à ceux que l’entêtement sadique du pouvoir algérien maintient dans la misère comment vive-t-on dans les villes marocaines du Sud. Ils découvrent ainsi qu’il n’y a pas de ghettos pour les Sahraouis et que ces derniers gèrent leurs villes à travers des conseils communaux qu’ils choisissent en toute liberté à travers des élections démocratiques. Ils leur racontent aussi qu’ils exercent leur droit à la libre circulation et qu’ils peuvent traverser le Maroc de bout en bout sans que personne ne leur exige un laissez-passer. Et mieux encore : ils peuvent même aller en Algérie et se rendre à Tindouf s’ils le veulent. Aucune restriction n’est imposée à un Marocain d’origine sahraouie quand il veut se déplacer à l’étranger. Le passeport est délivré, dans les provinces du Sud, dans un délai maximum de 48 heures après le dépôt de la demande.
Mais, dans un échange, on ne fait pas que raconter, mais on écoute aussi. Et ce que l’autre partie raconte est triste. Le plus souvent, les habitants des provinces du Sud rentrent, après avoir été à Tindouf, tristes et déprimés d’avoir dû laisser les leurs dans la misère des camps. Les membres de leurs familles leur racontent comment ils vivent dans des ghettos que personne n’a le droit de quitter sans autorisation préalable. Ils leur expliquent qu’il leur est impossible de se rendre à Alger. Obtenir un passeport et pouvoir aller au Maroc est une chose dont il ne faut même pas rêver car le seul fait d’y penser est un crime selon la loi du Polisario. Ils leur racontent aussi comment ils vivent depuis trente ans dans des camps où ils ne bénéficient d’aucun droit.
Pourtant, à Alger, il reste encore des gens qui refusent de mettre fin à ce drame humanitaire. Et ce sont ces gens-là qui continuent à mentir au monde entier en accusant le Maroc de priver la population sahraouie de son droit à l’autodétermination. Or, il se trouve que dans les provinces du Sud, cela fait trente ans que les gens exercent ce droit à travers les urnes. Combien de fois l’ont-ils fait à Tindouf? Et que ceux qui s’accrochent à ce «droit » commencent par eux-mêmes en garantissant aux séquestrés de Tindouf le droit fondamental de la libre circulation. Ils verront alors comment ces derniers exerceront ce droit à travers une marche massive vers la mère patrie.









