L’audit public constitue un levier de la bonne gouvernance, a affirmé, lundi à Bruxelles, Ahmed El Midaoui, premier président de la Cour des comptes, soulignant que l’exemple de cette institution démontre qu’il est possible de réaliser des résultats importants par des moyens purement nationaux et en un temps relativement court. «Avec un positionnement institutionnel adéquat, une stratégie claire et un leadership professionnel, l’exemple de la Cour des comptes du Maroc démontre qu’il est possible de réaliser des résultats importants par des moyens purement nationaux et en un temps relativement court», a déclaré M. El Midaoui lors d’une table ronde sur la bonne gouvernance, organisée dans le cadre des 5èmes journées européennes du développement, initiées par la Commission européenne et la présidence belge de l’Union européenne. Il a indiqué que l’objectif ultime du contrôle exercé par la Cour des comptes est l’amélioration de la gestion des finances publiques en vue de préserver les deniers publics et contribuer à offrir le meilleur service au citoyen. Ceci, a-t-il poursuivi, se réalise notamment par le biais des recommandations qu’elle fait pour améliorer la rentabilité et l’efficacité de la gestion publique. Tout en soulignant que le renforcement de l’indépendance est une condition préalable pour l’exercice d’un contrôle supérieur efficace, il a indiqué que «la Cour des comptes a été entourée par le législateur de toutes les garanties d’indépendance qui lui confèrent les conditions nécessaires à l’exercice de ses missions avec responsabilité, transparence et impartialité et lui permettent d’être à l’abri de toute pression et de toute orientation partisane». Et de souligner que l’un des atouts du modèle du contrôle supérieur des finances publiques au Maroc réside dans le fait que les auditeurs des juridictions financières ont une double identité: une identité juridictionnelle et une identité d’auditeur.








