Une Cour d’appel islamique de Funtua, dans l’État de Katsina, au Nigéria, a rendu une décision, lundi 19 août 2002, qui confirme la peine de mort par lapidation prononcée contre Amina Lawal. La jeune Nigériane est accusée d’avoir eu un enfant en dehors des liens du mariage.
Amnesty International a exprimé sa vive inquiétude à ce sujet. «Ce jugement est incompatible avec la Constitution du Nigéria ainsi qu’avec les obligations qui lui incombent en vertu du droit international relatif aux droits humains, notamment aux termes de la Charte africaine des droits de l’Homme et des peuples», a souligné l’organisation humanitaire. Amina Lawal dispose d’un délai de trente jours pour former un recours contre cette décision.
Rappelons que la Commission des droits de l’Homme de l’ONU a estimé que la peine capitale ne devait pas être « imposée pour des actes non violents comme (…) les relations sexuelles entre adultes consentants». Les faits reprochés à Amina Lawal n’entrent manifestement pas dans la catégorie des «crimes les plus graves» définis par la commission onusienne.









