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P.O : Il n’y a pas de solution militaire

Le secrétaire d’Etat américain adjoint chargé du Proche-Orient, William Burns, a affirmé mercredi à Beyrouth, au terme d’une tournée régionale, que ni le recours à la force armée ni la violence ne sauraient résoudre le conflit au Proche-Orient.
« J’insiste sur le fait que nous tous, toutes les parties, avons pour obligation de montrer notre engagement en faveur de la voie politique », a-t-il déclaré à la presse arès un entretien avec le ministre libanais des Affaires étrangères, Mahmoud Hammoud et avant de partir pour Londres. Burns a estimé que toutes les parties devrient expliquer « clairement qu’il ne saurait y avoir de solution militaire aux problèmes de la région et que la violence, la manipulation de la violence et le recours à la force » ne résoudraient pas non plus les problèmes.
L’émissaire américain s’est abstenu de répondre aux journalistes qui lui demandaient de réagir à l’attentat suicide à la voiture piégée pérpétré mercredi matin contre un autobus dans le nord d’Israël, et qui a fait 18 mors et 37 blessés.
L’attetat a été revendiqué par le Jihad Islamique palestinien. Burns a indiqué avoir insisté, lors de ses entretiens avec les dirigeants libanais, sur « l’engagement ferme » du président George W.Bush pour « relancer un procssus politique entre Palestniens et Israéliens visant une solution basée sur deux Etats ».
« J’ai souligné l’engagement permanent de l’administration américaine pour une paix globale et des rogrès sur tous les volets » du dossier, a-t-il ajouté, faisant référence aux contenieux syro-israélien et libano-israélien.
Après son arrivée à Beyrouth mardi en fin d’après-midi, Burns s’était entretenu avec le président Emile Lahoud, le premier ministre Rafic Hariri et le président du Parlement Nabih Berri. Il avait applé au soutien de « la stratégie du président Bush en trois volets pour tenter de mettre un terme au conflit israélo-palestinien ». Ce plan en trois points consiste à relancer un processus politique pour parvenir à une solution fondée sur deux Etats (palestinien et israélien), soutenir la construction d’institutions palestiniennes fortes afin de préparer la céation d’un Etat, et assurer un fonctionnement efficace des services de sécurité palestiniens. Burns s’était félicité de « la coopération du gouvernement libanais » dans la lutte contre « des groupes liés au réseau Al-Qaïda », mais avait exprimé la « préoccupation » de Washington  » à propos des activités du Hezbollah ».
La milice Chiite s’est engagée à poursuivre ses attaques jusqu’à la libération des fermes de Chebaa (secteur conquis par Israël sur la Syrie en 1967 et revendiqué par Beyrouth), et Burns avait appelé au calme sur la « ligne bleue », tracée par l’ONU pour servir de frontière entre le Liban et Israël après le retrait israélien du Liban sud en mai 2000. Au cours de sa tournée entamée le 29 mai, Burns s’est rendu en Egypte, en Israël, en Jordanie, dans les territoires palestiniens, en Arabie Saoudite et en Syrie.