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«Piano man» : la fin du mystère

Après plus de quatre mois de suspense, la vérité sur le mystère du pianiste amnésique surnommé «Piano Man» vient d’éclater au grand jour. Ce jeune homme, retrouvé en avril dernier sur une plage britannique du Kent, est finalement sorti de son mutisme. Il a enfin révélé son identité.
L’homme au piano, comme l’ont surnommé les Britanniques, s’appelle Andreas Grassl. Il est âgé de 20 ans, ses parents habitent en Bavière en Allemagne et il a deux sœurs. Il serait également homosexuel. Ces informations ont été fournies lundi dernier aux infirmières de l’hôpital de Gillingham par le «Piano Man» lui-même.
Ses médecins se reposent l’éternelle question «qui est cet homme ?» Pour comprendre toute l’histoire, il faut remonter le fil depuis le début. Tout avait commencé le jour où ce mystérieux jeune homme a été retrouvé sur une plage au sud de l’Angleterre. Il avait les yeux hagards et le teint pâle. Il a été découvert par la police complètement trempé. Les agents ont essayé d’en savoir plus sur son état, mais ils n’ont obtenu de lui aucune indication précise puisqu’il était muet. Ils ont alors tout de suite supposé que ce bonhomme était amnésique.
C’est ainsi que les policiers le transportèrent directement à l’hôpital maritime de Gullingham. Arrivé sur place, le jeune homme refuse toujours de parler. Il ne porte sur lui aucune pièce d’identité. Les médecins hésitent dans leur diagnostic, ils ne savent pas s’il est amnésique ou autiste. Les infirmières lui remettent un crayon et du papier espérant qu’il puisse y  inscrire son nom. Le jeune homme dessine un piano à queue.
Cette situation intrigue davantage le personnel médical de l’hôpital. Ils décident de le placer devant un piano pour en savoir plus. Les infirmières qui l’ont vu et écouté avaient déclaré à l’époque à la presse internationale «qu’il jouait avec art des interprétations de Beethoven et même des compositions personnelles». Elles sont subjuguées et croient qu’elles ont affaire à un véritable virtuose de piano.
Néanmoins, ses médecins restaient inquiets, perplexes. Pour essayer d’en savoir plus, ils diffusent ses photos à travers le monde et ont lancé un numéro vert. Ses photos avaient fait le tour du monde. Chaque spectateur croyait l’identifier à un de ses voisins. L’hôpital avait donc reçu 1500 appels, mais en vain. Aucune identité ne correspondait réellement à celle du «Piano Man». Les jours et les mois s’écoulent et le mystérieux pianiste était logé et nourri à l’hôpital. Ce n’est que la semaine dernière qu’il décide de parler.
Un beau matin, le jeune homme accueille l’infirmière avec un sourire en déclarant : «je crois que je vais parler aujourd’hui». Il déballe tout, son nom, son pays d’origine et la façon avec laquelle il s’est retrouvé en Angleterre. Il raconte donc son aventure. Il se serait rendu en Angleterre en autocar et une fois débarqué au pays,  et atteint par un coup de déprime, il a voulu se suicider. Ce qui expliquerait ses vêtements mouillés. Mais, lorsque les médecins ont remarqué son soudain rétablissement, le doute s’accroît de nouveau. Ils ne gobent pas la thèse du réveil miraculeux.
En fait, les Britanniques l’accusent aujourd’hui d’avoir tout inventé de A jusqu’à Z. Son histoire ne serait que purs simulation et mensonges. Il aurait donc joué au fou, à fond, pour bénéficier du logement et de la nourriture. Il semble que le jeune homme ait travaillé dans un asile psychiatrique en Allemagne voici deux ans. Ceci l’aurait aidé à répéter les tics et comportements de malades mentaux. Une astuce pour tromper ses médecins traitants. L’hôpital avait demandé que ses parents paient les frais de l’hôpital qui sont estimés à 27.000 euros. Mais, avec l’intervention de l’ambassade d’Allemagne ils renoncent à leur demande. L’ambassade a fourni à Andreas un passeport et un billet d’avion pour retourner chez lui.
C’est la fin du conte de fées pour l’homme au piano, dont le secret a fini par être dévoilé contre son propre gré. Il laisse ainsi un goût d’amertume dans les cœurs du personnel du service de santé de l’hôpital britannique qui avaient cru à son histoire. Son histoire se révèle être une véritable arnaque.

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