Société

Dialogue social : De nouveaux accords

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Le Conseil de gouvernement est appelé à se réunir ce jeudi sous la présidence du Premier ministre, Driss Jettou, en vue de débattre des derniers résultats du dialogue social et de la situation du secteur du tourisme.
Bien entendu, pour une bonne partie de l’opinion publique, la question des négociations sociales revêt une importance capitale.
Les discussions à ce sujet, qui ont commencé depuis septembre dernier, devraient aboutir, hier soir, à l’un de leurs derniers chapitres.
Pour bon nombre de syndicalistes avec lesquels il y a eu des négociations, un seul élément continue de figurer parmi les dispositions adoptées le 30 avril dernier, à savoir celui portant sur les augmentations d’indemnités pour les agents de la Fonction publique classés au niveau des échelles allant de 1 à 9. Or, même concernant ce point, il y a eu changement par rapport à la proposition gouvernementale du 30 avril. Ainsi, à la place d’une majoration de 300 dirhams généralisée, il est à présent question de différents types d’augmentations. Les personnes appartenant aux échelles 1 à 6 bénéficieront de 300 dirhams, celles de l’échelle 7 de 400 dirhams, échelle 8, 500 dirhams et échelle 9, 600 dirhams.
Les cinq points fondamentaux qui restent sont nouveaux par rapport aux négociations précédentes, et il est fort probable que le seul point autour duquel, il n’y a pas encore eu d’entente est celui des administrateurs et assimilés qui concerne, selon le gouvernement, quelque 41.000 personnes. La question de la promotion relève également des accords conclus entre le gouvernement et ses partenaires sociaux.
Deux sortes de promotion sont adoptées à ce niveau. La première dite ordinaire concerne l’ensemble des fonctionnaires, alors que l’autre qualifiée d’exceptionnelle est relative à 55.000 personnes, qui disposent des conditions requises pour l’obtention d’une promotion dont ils sont privés en raison du régime de quotas appliqué dans leur secteur. Au sein de cette catégorie socioprofessionnelle, il y a, notamment, des administrateurs.
Les ingénieurs du secteur semi-public doivent, à leur tour, bénéficier d’augmentations similaires à celles allouées à leurs collègues durant les quatre dernières années.
D’un autre côté, les enseignants doivent bénéficier d’un amendement de 10 points de leur statut de 1985. Enfin, pour le personnel de la Santé publique, il est question d’intégrer ces augmentations au niveau de la pension de retraite.
Cela dit, il n’en demeure pas moins important de souligner l’absence de bon nombre de secteurs des négociations précitées. A titre d’exemple, le personnel des Communes sera privé de ces augmentations. Le gouvernement justifie ce fait par l’absence de moyens à leurs dispositions.
D’ailleurs, le secrétaire général de la Fédération démocratique du travail, Taeib Mounchid a saisi le ministre de l’Intérieur, à ce sujet.
M. Mounchid estime qu’il est injuste de priver des personnes de leurs droits uniquement parce qu’elles appartiennent à des secteurs pauvres.
«Une discrimination doublement injuste», dit-il. Certains domaines du semi-public sont également écartés des débats, comme c’est le cas pour le Crédit agricole et le LPEE.
Pour ce qui est du secteur privé, force est de constater que les augmentations annoncées le 30 avril 2003 ne sont pas appliquées partout et que, de surcroît, d’autres problèmes empoisonnent le climat social, comme c’est le cas pour les dossiers d’ICOZ et de la CCT de Safi dont ses 360 travailleurs entament un sit-in depuis plusieurs jours.