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Tanger : Les avocats méditerranéens en conclave

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La ville du détroit a abrité, du 2 au 4 décembre, les XIXèmes Assises des barreaux de la Méditerranée autour du thème : «La profession d’avocat dans l’Union pour la Méditerranée». Organisés par la Commission de la Méditerranée de la Fédération des Barreaux de l’Europe (FBE) en collaboration avec l’Ordre des avocats de Tanger, les travaux de cette manifestation ont été inaugurés en grande pompe et en présence du ministre de la Justice, Mohamed Naciri ainsi que d’importantes personnalités marocaines et étrangères. «La région de la Méditerranée est riche par sa diversité dans les différents domaines, mais elle se distingue aussi par le fait qu’elle soit l’objet de plusieurs initiatives en vue de créer les instruments du rapprochement entre ses peuples ainsi que le développement de ses sociétés», a affirmé M. Naciri. Et d’ajouter que même si ces initiatives de développement se basaient dans leur ensemble sur des volets à caractère économique ou la coopération dans le domaine technique et scientifique, la plupart n’a pas pu atteindre les objectifs escomptés notamment dans le cadre de la coopération entre les peuples, et ce concernant le volet juridique. Selon les organisateurs, les travaux de ces XIXèmes Assises s’assignaient pour objectif de se partager les réflexions et les expériences, en tendant des ponts d’entente, pour résoudre les problèmes dont souffrent les sociétés du pourtour méditerranéen. «Ainsi, en tant qu’avocats, nous œuvrons pour une Méditerranée comme un espace de paix et de progrès, en reconnaissant l’objectif fixé par la Déclaration de Barcelone de 1995, et l’élan reçu avec le sommet de Paris de 2008», a-t-on noté. Les participants à cette manifestation ont souligné l’importance d’une vision commune, qui «est l’une des problématiques fondamentales auxquelles se trouve confrontée la politique pénale internationale dans la région de la Méditerranée, car elle n’est pas uniquement liée à un seul et unique régime juridique, mais elle touche plutôt plus d’une politique pénale nationale, suivant les philosophies de régimes juridiques divers», a précisé Mohamed Belmahi, vice-président du Barreau pénal international (BPI). Et de faire remarquer qu’une telle complexité n’avait toutefois pas été un handicap, notamment pour le Maroc «pour participer à la mise en place d’une justice pénale internationale dans le cadre de la recherche d’une solution juridique protégeant l’homme, abstraction faite de sa race, de sa religion, de son sexe ou de son appartenance». Lancées il y a plus de vingt ans et réunissant les avocats de toutes les rives, les Assises des barreaux sont organisées dans 43 pays et desservent quelque 700 millions de citoyens.