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Il lui reste trois cartes à jouer pour former sa majorité

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Pour l’instant, seul le parti de l’Istiqlal s’est déclaré en faveur d’une alliance avec le PJD. Mais, le nombre de sièges que les deux partis ont remporté (167) ne leur garantit pas la majorité au Parlement (197 sièges sur 395). Le PPS, quant à lui, est aujourd’hui devant un dilemme : rejoindre ses camarades de la gauche ou conforter la majorité gouvernementale ? «La position de l’USFP nous met dans l’embarras ; les choses auraient été plus claires si l’USFP avait décidé de participer. Par ailleurs sa position a ses explications et est tout à fait respectable», a indiqué à ALM Abdel Ahad El Fassi, membre du bureau politique du PPS. Et d’ajouter : «Le risque est que si la Koutla décide de ne pas participer au gouvernement, M. Benkirane restera sans autre option que de recourir à des partis du G8. Ceci alors qu’on est dans une étape où l’échec n’est pas permis à ce gouvernement au moins au niveau de chantiers tels la gouvernance, la démocratisation sans parler des grandes problématiques sociales du pays». Notons que le bureau politique du PPS devait se réunir hier après midi dans l’espoir de dégager une position à soumettre au comité central appelé à se réunir dans l’urgence au cours de cette semaine. Mais quelle que soit la décision du PPS, le rapprochement avec les membres du G8, en dehors du RNI et du PAM qui ont déjà choisi l’opposition devient une sorte de nécessité. Ainsi le MP  et l’UC compenseraient la perte de l’USFP et l’éventualité de celle du PPS. Et le MP affiche déjà ses ambitions. «Nous attendons de la part du chef de gouvernement  une proposition satisfaisante. Parce que le parti  du Mouvement populaire s’est toujours sacrifié sans jamais avoir eu droit à des postes de responsabilités à la hauteur de ses ambitions pour ce pays», a indiqué à ALM Aziz Dermoumi, secrétaire général de la Jeunesse harakie. Et d’ajouter : «Il faut que notre parti ait le courage de demander la gestion des secteurs importants où il pourrait créer la différence et produire un véritable changement, notamment en ce qui concerne des secteurs tels l’équipement, l’enseignement, l’agriculture… et ce conformément aux propositions et solutions contenues dans son programme». Mais qu’un scénario réunissant  le PJD, le PI et le MP, équivaut à 199 sièges, ceci ne garantit pas au gouvernement une majorité confortable. Avec une alliance plus large qui rallierait le PPS, si sa décision est de participer au gouvernement, ce dernier disposera de 217 sièges. Soit 55 % des sièges de la Chambre des représentants. Mais même si le PPS opte pour l’opposition, le PJD serait en mesure de s’assurer une majorité confortable en s’adressant à l’UC. Il formerait ainsi une alliance gouvernementale regroupant également le PI et le MP, avec un total de 222 sièges, soit 56 % des sièges de la Chambre des représentants. «Contrairement aux autres partis qui ont pris la décision de passer à l’opposition, l’UC est déjà aujourd’hui dans l’opposition. Il l’était du temps du gouvernement Abbas El Fassi. C’est en participant au gouvernement que nous changerons d’attitude et non pas le contraire», précise Mohamed Abied, secrétaire général de l’UC. Et de tempérer :  «Nous attendons toujours de rencontrer le nouveau chef de gouvernement pour avoir une idée à propos de ses propositions. Par la suite, ce sont nos instances délibératives qui prendront la décision finale à propos de la participation».

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