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«La culture doit être une urgence, même pour les islamistes»

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Pour différents acteurs culturels, le programme culturel du PJD est confus et mérite d’être explicite. «On n’est pas très au courant du programme culturel du prochain gouvernement. On a entendu pas mal de chose et leur contraire. Tout reste à appréhender», estime Hicham Bahou cofondateur de l’événement musical L’Boulevard. Mais, selon lui, islamiste ou pas, le prochain gouvernement doit assumer ses responsabilités et  répondre au besoin des citoyens et trouver des solutions à leurs problèmes. Et ces derniers sont nombreux dans le secteur de la culture :  mauvaise gestion des espaces de spectacle, des maisons de jeunes dépassées et délabrées, des complexes culturels fermés, et ceux ouverts ne disposent d’aucune programmation, accueillent mal artistes et spectateurs. «Si ces gens sont honnêtes, ils doivent laisser de côté leurs convictions idéologiques et répondre aux attentes urgentes des citoyens, et la culture est aussi une urgence», souligne Hicham Bahou. Pour sa part, l’agitateur culturel Jamal Abdennacer, fondateur de l’événement Festimode ou encore du concept de «La chaise rouge» indique que le fossé entre les libéraux et les conservateurs, a toujours existé.  «Et aujourd’hui même si nous sommes dans une ère qui tend la gestion de la chose publique aux islamistes, cela ne diminuera en rien la détermination de la société civile de défendre les libertés individuelles et collectives». et d’ajouter : «La société marocaine, à travers l’expression culturelle, artistique, littéraire est dans une phase où elle se  confronte à toutes ces problématiques qui la travaillent, notamment la religion, la sexualité, le corps, les rapport homme-femme. Notre société a acquis des libertés, et elle ne laissera personne  les lui confisquer».

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