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Hammadi Hmidouch : «On est encore loin d’atteindre le niveau professionnel»

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ALM : Comment avez-vous trouvé la défaite des Lionceaux contre les Gabonais en Coupe d’Afrique des moins de 23 ans ?
Hammadi Hmidouch : Nous avons raté le coche, mais notre défaite prouve que nous avons encore du travail à faire. En guise d’analyse, nous ne nous sommes imposés que face aux sélections nord-africaines, à savoir l’Egypte et l’Algérie et avec un penalty contre le Nigeria. Mais, il faut oser le dire : nous avons été balayés par le Sénégal et le Gabon. Il en ressort alors que nous n’avons pas encore une équipe compétitive capable de s’imposer devant n’importe quel adversaire. C’est vrai, on a gagné la première manche de la qualification, mais d’autres batailles et d’autres fronts nous attendent. Néanmoins, nous félicitons l’équipe olympique pour sa qualification aux J.O de Londres et espérons que d’ici là, les choses vont changer pour que nos Lionceaux rugissent de nouveau.

Pourquoi avez-vous quitté le CODM et rejoint le CRA ?
Sans nul doute le CODM est une grande équipe que j’ai dans le cœur. J’y ai passé les plus beaux jours de ma vie. Quitter un club ne veut pas dire le détester ou l’oublier. J’ai rejoint le CRA en tant que conseiller technique car j’estimais que ce club méritait aussi d’avoir ses chances et émerger du lot. Personne ne pariait sur cette équipe, mais moi j’y ai cru et les résultats que nous avons obtenus démontrent que le CRA aura son mot à dire.

A quelques jours de la finale de la Coupe du Trône, quelle lecture faites-vous de ce match opposant le CODM au MAS ?
Le match sera très disputé de part et d’autre. Le CODM rêve d’obtenir cette coupe surtout que son palmarès n’est pas très riche. Les supporters meknassis veulent revivre l’épopée de la saison 1965-1966 en remportant pour la seconde fois la Coupe du Trône. Cependant, face à la détermination du MAS, que je félicite au passage pour avoir remporté la Coupe de la CAF, la tâche sera très dure. Mais, l’essentiel c’est de produire un bon spectacle dans un esprit de fair-play, et que le meilleur gagne !

Comment voyez-vous le niveau du championnat national sous sa nouvelle désignation Pro-Elite?
Sérieusement on est encore loin d’atteindre le niveau professionnel. Avec l’entrée en vigueur du professionnalisme, seule la forme a changé, le fond est resté le même. Les problèmes sont légion. A commencer par la programmation des matchs et c’est là où le bât blesse. On se demande comment est-ce possible qu’une équipe dispute des fois 3 matchs en une semaine. Ajoutons la mentalité professionnelle des joueurs. L’amateurisme continuera de sévir tant que les réformes professionnelles sérieuses n’auront pas vu le jour. Et pour instaurer un système pro, il faut une mentalité et un engagement pro pour que le football marocain soit au diapason des espérances.

  Hakim Bahechar