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U) Une année noire pour l’Union européenne

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Décidément, 2011 aura été une année difficile pour l’Union européenne. Entre une économie mondiale reconfigurée par la globalisation, les économies émergentes d’Asie et d’Amérique latine et la crise de dette européenne qui dure depuis près de deux ans déjà, le bilan est lourd. Les 27 pays de l’UE sont effectivement passés par des moments durs ayant mené jusqu’à des rumeurs circulant autour d’une dislocation de l’union réunissant les pays du Vieux Continent. Dans cette déferlante d’évènements économiquement tragiques, l’euro est principalement pointé du doigt. Ainsi, parmi les 17 pays membres de la zone euro, les flèches de tous les indicateurs pointent vers le bas. Le bilan est lourd. La Grèce, l’Irlande et le Portugal ont déjà accepté officiellement des aides. Aussi, pour venir en secours à l’Italie et à l’Espagne, la Banque centrale européenne (BCE) a acheté leurs emprunts nationaux en vue de contrôler le prix de revient des obligations de ces deux pays. Et dans le même volet, 15 pays sont menacés de voir leur note de dettes publiques abaisser par des agences de notation. Seule lueur d’espoir dans le triste tableau, le sommet d’hiver de l’Union européenne tenu les 8 et 9 décembre 2011 à Bruxelles. Il en ressort que les différents pays membres ont abouti à un accord au sujet de la lutte contre la crise des dettes. Ainsi, à l’exception de la Grande-Bretagne, les pays de l’Union européenne se sont mis d’accord pour le renforcement de la discipline budgétaire de la zone euro. L’UE espère que, de la sorte, la coordination économique dans ladite zone sera renforcée. Cependant, la perspective que la zone euro puisse aller seule de l’avant dans son intégration, sans interpeller les autres pays de l’UE a récemment posé problème. En effet, la France et l’Allemagne, prenant l’initiative de demander au reste des membres des changements des traités de l’UE, afin de renforcer la discipline budgétaire, se sont cogné au mur. La conjoncture actuelle impose un consensus de l’ensemble des membres de l’UE. Et l’idée de réaliser une feuille de route d’abord entre les seuls dix-sept pays de la zone euro a mené au clash. Les propositions franco-allemandes soulèvent les Européens qui évoquent le risque d’un morcellement de l’UE en plusieurs groupes. Ainsi, entre mesures draconiennes contre la crise, l’euro qui ne sait plus être stable et le risque d’une dislocation de la fameuse Union européenne, 2011 aura été l’oiseau de mauvaise augure pour l’UE. Tout l’espoir est donc porté sur 2012 qui sera peut-être l’année de tous les miracles.