Economie

Le « package dynamique », dans les moeurs

Fer de lance des sites sur Internet, le package dynamique consiste à utiliser des moteurs de recherche pour composer soi-même son voyage en quelques clics, à partir de diverses bases de données : avion, hôtel, location de voiture.
Auparavant, il fallait réserver son avion chez l’un, son hôtel chez l’autre, sa voiture encore ailleurs, en essayant de coordonner le tout. Le concept, importé des Etats-Unis, s’oppose à un autre produit plus répandu en Europe, le classique forfait ou séjour « tout compris », incluant pour un prix pré-établi des prestations déterminées, et qui a encore des partisans. Les deux conceptions divisent en effet les systèmes de réservation (GDS) américains et européen (Amadeus), engagés dans une bataille sur le marché à fort potentiel du voyage en ligne. Les réservations de voyages par internet en Europe représentent moins de 10% des réservations totales, plus de 30% aux Etats-Unis.
Les groupes américains pratiquent plutôt le forfait à la carte, alors que le voyagiste en ligne Opodo (groupe Amadeus), spécialisé dans le billet d’avion, vient d’acquérir Promovacances, site adepte du séjour à forfait classique. Pour Petra Friedman, directrice d’Opodo France, l’acquisition est destinée à « intégrer le savoir-faire du voyage à forfait dans le groupe Opodo ».
En effet, « les séjours à forfait sont stratégiques dans l’offre d’Opodo » en Europe, dit-elle, à contre-courant. « En France, les ventes de packages vacances ont augmenté de plus de 150% au cours des six derniers mois », argumente-t-elle. Chez Expedia France au contraire, on relève que « le forfait dynamique représente 25% du chiffre d’affaires mondial ». « En France, un billet d’avion sur trois est aujourd’hui vendu dans un package dynamique », affirme un dirigeant.
Expedia offre aussi l’accès à la réservation d’un restaurant, d’un taxi ou d’une place de théâtre. aGo Voyages, filiale d’Accor, a été l’un des premiers en France à croire au forfait à la carte. Ses ventes sur ce créneau au premier trimestre ont bondi de 159%, à 7,56 millions d’euros, ce qui « confirme l’engouement pour cette nouvelle formule de voyage », selon son président Carlos Da Silva.
Il y a deux ans, ce chiffre n’était que de 2,46 M EUR. Il vend sa technologie et quelque 300 sites d’autres distributeurs sont reliés à son système, représentant 80% de ses ventes. Chez Lastminute France, le package dynamique représente « de 8 à 10% des ventes », selon son directeur. Chez Nouvelles Frontières, il représente 37% des ventes à forfait.

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