ALM : Ramada a fait une entrée remarquée au Maroc en 2004 avec la reprise des trois hôtels Almohades. Où en êtes-vous avec cet établissement ?
James Awad : Effectivement, nous sommes arrivés au Maroc en 2004, avec l’ambition d’y ancrer la présence du groupe Ramada. C’est pourquoi nous avons saisi l’opportunité pour reprendre les trois hôtels Almohades à Casablanca (138 chambres), à Tanger (138 chambres) et à Agadir (321 chambres). Le programme de rénovation engagé dans ces trois établissements tire à sa fin. Dès le début de notre entrée en gestion, il a paru nécessaire d’élever ces hôtels au niveau des standards de Ramada, surtout en ce qui concerne les normes de sécurité. Le programme d’investissement pour l’hôtel Casablancais a coûté 11 millions de dirhams. La nouvelle technologie a fait aussi son entrée dans ces hôtels avec, vous pourrez le vérifier à Casablanca, une connexion Internet gratuite en plus de la technologie WIFI (Internet sans fil) accessible de toutes les chambres.
Je tiens à préciser que notre société, Global V Hospitality, détient la franchise de Ramada en Afrique du Nord et au Soudan. Nous sommes présents dans un certain nombre de pays et nous bénéficions de l’une des plus grandes centrales de réservation dans le monde.
Comment voyez-vous l’évolution de votre présence au Maroc ?
Le Maroc est désormais au centre de nos programmes d’investissements. D’ici les 7 ans à venir, nous comptons acquérir 24 à 25 hôtels de catégorie, 3, 4 et 5 étoiles dans tout le pays.
Nous sommes en train de mettre en place, sur le plan local, une société d’investissements avec nos partenaires étrangers, notamment des Koweitiens. Bien évidemment, ce montage sera ouvert aux institutionnels marocains.
Quelles sont les villes marocaines qui intéressent le plus Ramada ?
Difficile de répondre à cette question. Mais à prime abord je dirai d’abord Essaouira. Je lisais, il y a quelques temps, un article du New York Times qui fait état d’un véritable engouement des Américains pour cette ville. Je pense que c’est une destination qui prendra de plus en plus de place dans l’échiquier touristique marocain, avec le projet Mogador.Autre ville qui nous intéresse également, Agadir, une cité balnéaire qui sied bien au thème des hôtels Ramada, généralement balnéaires.
Pourquoi avez-vous choisi le Maroc ?
Pour des raisons à la fois sentimentale et stratégiques. Etant canadio-egyptien, je me sens un peu aussi marocain. Concrètement, j’ai participé aux dernières Assises du Tourisme à Ouarzazate, j’ai noté l’extraordinaire mobilisation des autorités et des banques marocaines autour de la vision 2010 et entre autres les opportunités offertes aux investisseurs dans le plan Azur. Il s’agit d’arguments suffisants pour motiver un investisseur. D’autant que, ces dernières années, on assiste à un développement rapide de l’industrie touristique marocaine. Le Royaume bénéficie aussi d’une proximité avantageuse avec l’Europe, à seulement 12 kilomètres de ce grand marché émetteur.
Que pensez-vous du produit touristique marocain ?
D’après mes impressions, je placerai le Maroc, le Liban et l’Egypte aux premières positions dans le monde arabe, en terme de qualité des prestations touristiques.
Le service au Maroc a un niveau excellent, beaucoup plus performant que la Tunisie. De plus, nous pensons que le niveau de sécurité globalement bon est un bon stimulateur pour la clientèle américaine et européenne.