Immobilier

« Villes sans bidonvilles » vu par La Banque Mondiale

Dans le cadre de la préparation du « Prêt de développement du secteur de l’habitat », la Banque mondiale et le ministère de l’Habitat et de l’Urbanisme ont effectué une analyse de l’impact social attendu par la mise en œuvre du programme « Villes sans bidonvilles » (VSB), à l’échelle nationale. Cette étude a été conduite dans les villes d’Agadir, Casablanca et Larache, par une équipe, constituée de cadres de la Banque mondiale et du ministère ainsi que des consultants internationaux et d’un bureau d’études marocain, qui a travaillé de janvier à avril 2005.
Pour présenter les résultats de cette enquête, un séminaire de restitution et de validation a été organisé lundi à Rabat. Cette rencontre, qui réunit plusieurs départements ministériels et agences concernés par le secteur de l’habitat, est l’occasion pour débattre de plusieurs thèmes relatifs notamment à « La collaboration parmi les institutions centrales et locales dans la mise en oeuvre du programme » , « L’accès au financement nécessaire pour permettre aux bénéficiaires d’acquérir les produits  du programme » et « L’accompagnement social requis pour que les populations des bidonvilles soient intégrées aux opérations du programme d’une manière participative ».
Intervenant lors de l’ouverture de cette journée, Taoufik Hejira, ministre chargé de l’Habitat et de l’Urbanisme, a indiqué que le gouvernement a alloué la somme de 5,5 milliards de dirhams, pour la période 2004-2010, dans le cadre du programme « Villes sans bidonvilles », sur un  coût nécessaire de 17 milliards de dirhams. Cette somme a été déjà allouée comme participation publique, englobant à la fois l’aménagement foncier, les subventions aux ménages, les dotations pour les fonds de garantie et les aides aux associations de micro crédit.
L’approche adoptée est ainsi basée sur le recours à des contacts négociés par ville. Elle précise les segments des missions des partenaires sur la base d’un diagnostic partagé et d’objectifs définis et convenus, et ce en parfaite harmonie avec l’ensemble des recommandations de l’ONU, de la Banque mondiale et  des « Cities Alliance », proclamant toujours le droit au logement avec l’appui et la participation des collectivités locales et des ONG, a-t-il poursuivi. Pour sa part, le représentant de la Banque mondiale au Maroc, Fared Belhaj, et le représentant résident du programme des Nations unies pour le développement (PNUD), Emmanuel Dierckx de Casterlé, ont, de leur côté, salué les efforts déployés par le gouvernement marocain dans le domaine du développement social et de lutte contre la pauvreté et contre l’habitat insalubre.  Ils ont toutefois exprimé l’engagement de leurs institutions en matière de soutien aux politiques de développement social dont les piliers fondamentaux sont l’urbanisme, l’inclusion sociale et la lutte contre l’habitat insalubre.

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