ALM : Vous faites la réalisation de l’émission Moudawala qui est diffusée chaque fin du mois sur la TVM. Quel est votre parcours dans cet univers de la réalisation ?
Hakim El Bidaoui : J’ai toujours été impressionné par le monde de la télévision et du cinéma. Je savais déjà ce que je voulais à mon plus jeune âge. J’ai donc fais des études à l’Institut supérieur de technologie (IST) à Rabat dans les années 80. Au bout de deux ans, j’ai décroché un diplôme de technicien spécialisé. Ce diplôme avait pour débouché celui de travailler en tant que caméraman dans les chaînes de télévision. J’avais au départ envie de continuer mes études. Je me suis rendu à cet effet en France où j’ai intégré le conservatoire du cinéma français. Mais malheureusement cela ne s’est pas déroulé comme je l’espérais. J’ai passé une année uniquement au sein de cette institution. Je suis donc retourné au Maroc. J’ai décidé de postuler pour un poste à la Radio télévision marocaine. J’ai intégré en 1982, la TVM et j’avais le titre d’ingénieur de vision.
Quelles sont par la suite les étapes que vous avez franchies au sein de cette institution ?
Au tout début, j’ai d’abord commencé à travailler en tant que cameraman et j’ai effectué plusieurs stages aux côtés de plusieurs étrangers. C’était là la première étape. J’ai travaillé en tant qu’assistant réalisateur dans plusieurs soirées artistiques que la TVM diffuse chaque samedi. Petit à petit, je me perfectionnais dans la réalisation et j’aimais de plus en plus mon travail. Ensuite, j’ai participé également à la réalisation de l’émission « Moudakirat Ouardia » ainsi que « Naghma ouatai » cette émission culturelle qui était diffusée pendant le mois de ramadan dernier. Je n’omettrais pas, la série de documentaires que j’ai réalisée à la TVM. Parraléllement à mon travail à la TVM, j’ai eu la possibilité de faire des stages de réalisation à l’Institut national de l’audiovisuel (INA) de Paris. Cela m’a permis de m’approfondir dans les techniques du son et de l’image. C’était une occasion également pour se former et pour passer du «grade» d’ingénieur de vision à celui de metteur en scène.
Pour revenir à « Moudawala », en quoi consiste votre tâche ?
Actuellement, je travaille sur toute la mise en scène de cette émission de droit qui est diffusée chaque vendredi de fin de mois. Avec l’équipe, nous participons également à l’écriture du scénario. Ma tâche ne consiste donc pas uniquement à filmer les séquences du programme. En fait je m’occupe aux côtés de l’équipe de toute la mise en scène de « Moudawala ».
Au delà, d’être un simple réalisateur d’émissions télévisées, quelles sont vos ambitions ?
La TVM a vraiment été une école pour moi. J’apprends énormément de choses dans cette institution. Mais j’aimerais plus tard pouvoir réaliser mes propres films et téléfilms.
Cela est faisable avec la maison de production de la TVM. Faute de moyens, je suis obligé de recourir à des boîtes de production. Mon rêve, c’est de réaliser un film dramatique.










