Hayat El Idrissi, la grande voix de la chanson arabe, a un été plutôt chargé. Entre sa participation au festival international de Volubilis, au Studio de 2M, son prochain voyage pour l’hommage organisé en son honneur en Egypte le 22 juillet et la chanson montée en guise de message adressé aux Marocains dans le cadre de la campagne pour le don de sang, la star ne pense pas avoir un moment de répit. Toutefois, Hayat trouve indispensable de «voler» quelques jours pour emmener ses trois enfants en voyage. «Ils ont travaillé studieusement toute l’année. Ce serait dommage que je les prive de vacances pour la raison que mon planning est plein», avoue-t-elle.
Côté préférences, la diva se dit amoureuse de Fès et de Ouarzazate. Deux villes qui représentent beaucoup pour la chanteuse originaire de Ouarzazate et son mari de Fès. L’artiste se déplace souvent vers ces deux villes où elle trouve son havre de paix. Et d’ajouter: «au-delà de ma préférence pour ces deux villes, j’aime beaucoup les autres régions de mon pays. D’ailleurs, chaque fois que j’ai du temps libre et que mes enfants sont en vacances, nous allons dans une ville différente. Je ne me contente pas d’aller vers les villes côtières, j’insiste sur le fait que mes enfants doivent connaître tout le patrimoine de leur pays.
Les vacances, ce n’est pas seulement le soleil et la mer, ils peuvent apprendre même pendant les vacances en visitant les monuments historiques». Par là, la grande diva fait preuve de «marocanité», en plus du mérite que lui valent ses cordes vocales distinguées. Connue pour ses interprétations profondes et uniques des chansons du «Tarab Al Assil», Hayat sait envoûter son public par les ondes de sa voix.
C’est d’ailleurs, ce qui lui vaut les grandes ovations de l’opéra du Caire (et d’ailleurs) pour ses interprétations de Oum Kalthoum. Dans son esprit, cette chanteuse, si grande et pourtant si humble, garde le souvenir de son dernier voyage avec sa famille : «En 2003, nous étions partis à Marrakech pour assister au festival. Chaque soir, nous sortions en famille assister aux soirées folkloriques, et en même temps, j’en profitais pour expliquer à mes enfants les racines de chaque troupe, et les natures des chants». Au-delà d’une âme d’artiste, une âme d’historienne, Hayat El Idrissi a plus d’une corde à son arc.










