Disons-le tout d’emblée : la Fiat 500 est l’une des nouveautés majeures de 2007 et ce pourrait être même la future «Voiture de l’Année». Cinquante ans après le modèle originel, la Cinquecento est donc de retour, mais dans une toute autre formule et surtout par la grande porte. En effet, il y a deux semaines à Turin, la révélation de cette nouvelle Fiat a tenu en éblouissement des milliers de personnes lors d’une présentation grandiose et digne d’une mise en scène hollywoodienne. Un show inoubliable au lendemain duquel, la presse mondiale (y compris ALM) a été conviée à prendre le volant de cette petiote.
Un pur instant de bonheur pour tout passionné de voitures, qu’il soit jeune ou pas. Et pour cause, cette superbe (ré)incarnation néo-rétro de la plus mythique des Fiat a du charme à revendre. Sa silhouette, tout en étant inédite, reproduit avec brio l’allure générale de la première 500 et qui, avouons-le, reste assez difficile à décrire. Et c’est normal ! Car, son design s’inscrit en fort décalage avec toutes les tendances stylistiques actuelles. Aucune voiture d’aujourd’hui ne lui ressemble ! Ce qui reste facile à remarquer, c’est que cette ré-interprétation de la 500 est bien plus grande que par le passé : 3,55 mètres de longueur contre 2,87 m pour l’ancienne. Plus habitable que son aïeule, elle s’offre aussi un coffre plus grand, cubant 185 dm3. Tout l’habitacle a été conçu pour rappeler la première 500. Les plus nostalgiques, apprécieront le cadran central derrière la large jante du volant, le dessin des poignées de portes ou encore, la forme du pommeau du levier de vitesses. Les plus jeunes, eux, seront contents de voir l’aspect moderne de planche de bord et de savoir qu’il existe 500.000 façons de configurer une Fiat 500! A cela, l’intégration de quelques gadgets high-tech ou fantaisistes devrait satisfaire plus d’un. Dans ce registre, signalons la disponibilité d’une connexion pour iPod, d’un système Bluetooth breveté par Microsoft (le «Blue&me») ou encore d’un diffuseur électrique de parfum d’ambiance. La sécurité n’est pas en reste avec notamment la présence de 7 airbags, dont un pour les genoux des conductrices (ou des conducteurs). Car, pour cette 500, l’objectif assigné est bien de décrocher les 5 étoiles aux crash-tests EuroNCAP. Pour cela, Fiat n’a pas ménagé sa micro-citadine lors de son développement en l’envoyant au mur à 65 km/h (et non 56 ou 60 km/h comme le font les autres constructeurs). Mécaniquement, trois moteurs sont prévus au lancement. En essence, les 1.2 de 69 ch et 1.4 de 100 ch, puis en Diesel, le 1.3 Multijet de 75 ch. Et c’est le premier bloc que nous avons pu tester dans les environs de Turin. Un quatre-cylindres qui brille d’abord par sa sobriété, en se contentant de 5,1 l/100 km (en cycle mixte) et même 4,3 l/100 km en conduite extra-urbaine. Lors de notre prise en main et sur un trajet d’une centaine de kilomètres, la 500 a fait preuve d’un comportement étonnamment stable. Forte de voies larges et de suspensions efficaces, la 500 s’est montrée à la fois rigoureuse et confortable sur la route. Même son freinage s’est voulu rassurant, alors même qu’on pouvait dépasser la vitesse maxi en Italie, soit 150 km/h !
Véritable produit d’image et de volume pour la marque turinoise, la 500 devrait intégrer le réseau de Fiat Auto Maroc durant le deuxième trimestre 2008 avec un prix de base annoncé à 150.000 DH. De quoi, couper l’herbe sous les pieds de la Mini de BMW. Et justement, cela nous amène finalement à une question presque inévitable : le succès annoncé de la Nuova 500 (il s’en est déjà commandé plus de 40.000 exemplaires), égalera-t-il celui de la nouvelle Mini, qui est déjà millionnaire ? Le temps nous le dira.
• DNES à Turin










