Le festival Rawafid prépare le lancement de sa nouvelle formule le 20 juillet. Après s’être imposée pendant huit ans à Casablanca, cette manifestation s’installe, cette année, à Lâayoune. Cette délocalisation s’est faite, selon les organisateurs, pour répondre aux besoins touristiques de la ville. «Le festival opte pour une approche globale où l’essentiel est de soutenir toute la dynamique économique de la ville pour y convier plus de touristes», a déclaré la directrice du festival Latefa Ahrare à ALM.
Ce sera l’occasion également pour les artistes locaux de se produire sur scène. «L’un des objectifs de Rawafid est de faire connaître les talents de cette ville qui a besoin, en effet, de ce genre d’événement. Vu sa position géographique et la richesse de son patrimoine, il ne restait plus à Laâyoune qu’à accueillir un événement de ce type d’autant que ses jeunes en étaient assoiffés», ajoute Latefa Ahrare.
Du 20 au 29 juillet, pendant dix jours, le public pourra découvrir le nouveau visage de ce festival, qui prend, désormais, le nom de Rawafid Azawane. Ce mot est à la fois amazigh et hassani et signifie la richesse culturelle de la nature. Près d’une centaine d’artistes représentant 18 pays vont participer à cette neuvième édition. Des musiciens de Belgique, Guinée, France, Suisse et du Sénégal feront le déplacement jusqu’à Lâayoune pour animer les nuits de Rawafid. Parmi les groupes qui vont se produire figurent le groupe Qayna, Maciré Sylla, Marockin Brass et Kadéro. Ce dernier, né à Oujda en 1972, grandit dans le berceau de la musique maghrébine du raï. Dès sa prime jeunesse, il impressionne avec sa voix au timbre exceptionnel. Il y a plus de trois ans, il fonde son premier groupe en Autriche. En 2005, il concrétise un projet avec le groupe pop autrichien «Papermoon». En plus des concerts de musiques, d’autres activités (parades, kermesses, lectures de poésie, courses de dromadaires) sont prévues au programme. Pour promouvoir l’artisanat de la région, des produits locaux seront exposés dans des stands. Histoire de joindre l’utile à l’agréable, des rencontres-débats autour des arts typiques de la région réuniront plusieurs intellectuels et des spécialistes de la région.










