Alia Erkab, au-delà de son charme et derrière des yeux qui abritent un petit grain de malice, est, pour son âge, un cœur plein de passion pour le cinéma, d’humour, de persévérance mais surtout de gentillesse.
Cette jeune femme d’origine tangéroise a toujours été une férue du Septième art. «Déjà petite, à l’âge de cinq ou six ans, j’étais passionnée par les films américains que je voyais sur les chaînes espagnoles. Je restais les yeux rivés sur l’écran de la télévision et surtout quand il s’agissait des films genre Western», raconte à ALM l’artiste.
Amoureuse de son art, Alia a voulu se lancer très tôt dans le bain, mais a dû renoncer face à sa famille qui restait sceptique quant à son choix, surtout qu’à l’époque, les instituts de formation n’étaient pas aussi présents qu’actuellement.
Après avoir décroché son Bac, elle a pu faire ses études de cinéma, en 1996, pour faire partie de la promotion diplômée en 2000. De fait, aujourd’hui, Alia a cumulé diverses expériences.
Sur les planches du théâtre, Alia avoue avoir joué ce qu’elle qualifie être «sa pièce» et «son rôle», en jouant cette année dans «L’homme qui a vendu le soleil» de Karim Cherkaoui.
Par ailleurs, l’artiste a été marqué par une seule série parmi celles qu’elle a jouées jusqu’ici. Il s’agit de «la barrière de silence» de Youssef Rizk, où elle a interpreté le rôle de «Zineb».
«Chanceuse», c’est le qualificatif que se donne Alia lorsque le th ème des téléfilms a été abordé. Et les titres se succèdent. Dans le lot, «Angoisse» en 2001 de Hakim Nouri dans lequel Alia a joué aux côtés de Youness Megri, «Er-Rih» qui a été réalisé par Kamal Sebbari en 2002, «Nisaa Randi» réalisé la même année par Chakib Benomar, «Le testament» en 2003 de Hakim Nouri, «Hatta ichaâr Akhar» en 2004 avec Ksaid.
A souligner que l’artiste enchantera les écrans avec sa parution sur les affiches de «La vague blanche» de Ali Majboud, et «Hors Limites» de Nassim El Abassi, qui vient d’être bouclé et qui est encore en montage.
Sans se contenter du national ni se lasser, Alia a aussi eu des rôles dans des réalisations étrangères, notamment syriennes.
Autre créneau. Les courts-métrages. Et notamment, «Rendez-vous à volubilis», qui a reçu dernièrement un lot de prix aux niveaux national et international.
Pour ce qui est des longs-métrages, Alia avait interpreté un rôle assez spécial dans «Où vas-tu Shlomo?» de Hassan Benjelloun, qui a été réalisé en 2005, mais aussi dans la deuxième partie de «Hyper tendue et diabétique, elle ne veut pas mourir» de Hakim Nouri.
Ambitieuse et travailleuse, Alia estime qu’elle peut encore donner mieux et plus. Le cinéma, elle en a fait sa passion, même si cela demande beaucoup d’effort et de patience.
Sur l’éventualité de faire carrière à l’étranger, Alia avoue avec beaucoup d’amertume, «il est vrai que j’ai eu beaucoup d’occasions, j’avoue que j’y ai pensé, mais à chaque fois que je veux tenter le coup, je me résigne car je n’arrive pas à quitter le Maroc, m’installer ailleurs serait difficile pour moi, j’aime trop mon pays».










