La Consolante
Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la mort d’une femme qu’il a connue quand il était enfant, et adolescent. « Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a l’impression d’avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore, et, puisqu’il est devant l’évier, s’asperge le visage en gémissant». Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez… C’est fini. C’est fini, tu comprends ? Le problème, c’est que non, il ne comprend pas. Et il n’y retourne pas, vers la vie. Il perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets et va essayer de comprendre pourquoi tout se fissure en lui. Et autour de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est obligé de se rendre à l’évidence: l’échelle de cette vie-ci est illisible et il faut tout rebâtir. Anna Gavalda fait mine de dériver, dans son dernier opus, de la lumière à l’ombre, de la couleur à la bichromie : le rouge et le noir. Mais tout ceci n’est que fiction. Les quelque six cents pages constituent au final un livre bavard. Panier garni de digressions et de coquetteries stylistiques.
La Consolante d’Anna Gavalda
Éditions: Le Dilettante, 2008
Le Tournevis infiniment petit
Lorsque sa femme lui apprend qu’il n’a pas le cancer, Laurent, chercheur en nanobiologie, s’effondre. Convaincu qu’il allait mourir dans d’atroces souffrances, il avait dressé une liste des choses qu’il s’était promis d’accomplir dans les plus brefs délais. La dernière était de mettre fin à ses jours. Laurent est obsédé par la chose scientifique, sa femme par la chose tout court et leurs enfants par les choses… Le jour où il apprend qu’il est atteint d’un cancer, Laurent sait qu’il peut faire le deuil de ses fantasmes, leur balancer leurs quatre vérités et se tirer une balle dans la tête. Laurent Bénégui (l’auteur) part d’un postulat somme toute assez banal : c’est en apprenant notre mort prochaine que l’on se rend compte qu’on est passé à côté de notre vie. Oui, mais ça, Laurent (le personnage) ne le réalisera qu’après s’être raté, fait kidnapper et avoir appris qu’il était finalement en parfaite santé. Et puisque la mort ne l’emporte pas, il est enlevé par de sombres individus tout droit sortis d’un film américain, métaphore de la banalisation de la mort-spectacle. Le personnage de Laurent Bénégui est un faux lâche : en fuyant son existence, il n’a jamais fait qu’afficher la conscience de ce qu’il fuyait, son incapacité à tout contrôler, à commencer par les choix de son entourage.
Le Tournevis infiniment petit de Laurent Bénégui
Éditions : Julliard, 2008
Guide de la Rome antique
Richelin, Moutard, Planète Solitaire, Guide Jaune… Nous sommes submergés de guides bien ou mal faits pour des voyages déprimants qui se ressemblent tous ! Voici le guide de voyages le plus palpitant de ces dernières années puisque… vous ne pourrez pas y aller ! Mais il vous fera rêver ! Vous saurez tout de la Rome antique : où dormir (gare aux quartiers mal famés), où manger (du cochon à la Trajan par exemple), où trouver les meilleurs lupanars, etc. Vous découvrirez les élevages d’escargots! Vous apprendrez que la colline de l’Esquilin était hantée ! Que la roquette était appréciée pour ses vertus aphrodisiaques ! Que l’empereur Tibère décréta l’interdiction pour les hommes de porter des vêtements de soie (à bas la décadence !). .. Ce guide vous éclairera sur la Rome Antique, ses moeurs et ses monuments. Avec de nombreuses photos inédites !
Guide de la Rome antique de Philippe Matyszak
Éditions : Panama, 2008









