L’embargo sur les ventes d’armes au Moyen-Orient, décrété par le Congrès des USA, suite au conflit israélo-arabe du 6 juin 1967, est maintenant «levé» pour un nombre restreint de pays de cette région du globe, dont le «Maroc» .
Le dialogue officiel avec l’administration américaine peut donc s’établir sur des bases «saines» et «constructives». Les «hommes» du dialogue, côté américain, avaient pour noms : William E. Lang, Deputy assistant secretary of defense (1969), James H. Noyes, Deputy assistant secretary of defense, Near Eastern, african and south asian affairs (1971), George W. Bader, Office of the assistant secretary of defense, Director , africa region. General larsen, Foreign military sales, Department of the A.F. general blake, Foreign Military sales, Department of the A.F. Mr. Ben Havilland department of the a.f.
FMS – Morocco….
Ce sont ces «hommes», qui au cours de mes premières années à Washington D.C., m’ont initié à la découverte et à la maîtrise des rouages de l’administration américaine. Ce sont ces «hommes» qui m’ont fait confiance, et qui m’ont aidé à redéfinir et à reprogrammer, dans le contexte de la réalité politico-militaire outre Atlantique, un projet de développement des Forces royales air (FRA), le plus proche possible de celui défini par SM le Roi Hassan II, celui dont nous rêvions tous, au Maroc. Dans les FRA, nous espérions «tous» voir, un jour, ce projet se matérialiser. Ce sont ces «hommes» qui m’ont dirigé vers les compagnies aéronautiques américaines les plus qualifiées, les plus compétitives et les plus intégrées, auprès desquelles je pouvais obtenir les données techniques et financières les plus «fiables», celles que mon pays recherchait, attendait. A ces «hommes», je renouvelle ici toute ma «gratitude » !!! Ils m’ont permis de voir, de comprendre et d’évaluer tout ce que je dont j’avais besoin , et ce dans l’intérêt «primordial» de mon pays, le Maroc. Ils m’ont ouvert toutes grandes les portes de leurs bureaux, comme la porte principale de cette institution américaine appelée le Pentagone et où je rentrais par le «mall entrance», entre 1967 à 1973 , en levant haut la «main droite», et en disant : «hi !», au garde en uniforme.
C’était cette Amérique là que moi et les miens nous adorions, c’était cette Amérique – là que les jeunes du monde entier rêvaient de visiter, d’y faire des études supérieures, de s’y installer ou d’y passer une partie de leur vie. C’était l’Amérique des années «60» et «70» , l’Amérique des années heureuses. Mais faisons un saut vers le futur, et projetons – nous vers le mois de mai de l’an «2008». Des dizaines d’années se sont écoulées depuis mon séjour aux Etats–Unis d’Amérique, en qualité d’attaché militaire auprès de l’ambassade du Maroc à Washington D.C., en mai «1967». Et je constate, avec douleur, que ce merveilleux pays que j’avais tant aimé, admiré, essayé de copier ou d’imiter , dans bien des domaines, aussi bien sur le plan de la science ou de la modernité , que celui des relations humaines et des droits de l’Homme, ce pays a «changé» du tout au tout. L’Amérique, sous l’actuelle administration républicaine, a réussi à s’«aliener», au cours des huit dernières années, la majorité des «sociétés» arabo – musulmanes : Quel triste bilan en matière de relations extérieures !
Un espoir encore pour les «USA» de demain, les «USA» de feu le président J. F. Kennedy et des années «60» : Que les élections américaines, de novembre «2008» puissent amener aux postes de responsabilité à Washington D.C. une équipe de «valeureux démocrates», capables de «corriger le tir» par rapport aux erreurs du présent, et restituer à cette grande «Amérique» sa place dans le monde et dans le cœur des hommes et des femmes.
Les années 1967 et 1968, auront été «deux années creuses» dans le domaine des relations de coopération militaire entre le Maroc et les Etats-Unis d’Amérique. Il faudra attendre les derniers mois de l’année 1968 pour que des dialogues constructifs puissent enfin s’établir entre les responsables du département de la Défense américaine et les services de l’attaché des forces armées marocaines auprès de notre ambassade à Washington D.C.
Mémoires du colonel Abdeslam Bouziane










