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Tous pour le Sahara (16)

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Si l’actualité pose le problème du Sahara sous l’angle de l’autodétermination des populations, ceci ne doit pas faire oublier l’appartenance immémoriale de ce territoire au Maroc, ni le caractère légitime de sa réintégration à la mère-patrie depuis 1975. Le Maroc propose avec persévérance l’organisation d’un référendum d’autodétermination des populations sahraouies. Cette position doit être appréhendée sous l’angle de l’attachement, jamais démenti, du Maroc aux principes régissant les relations amicales entre les Etats, dont le maintien de la paix et de la sécurité internationales et le réglement pacifique des différends.
Le présent document a pour objet de rappeler brièvement les différents titres qui fondent la marocanité du Sahara. La symbiose qui caractérise les relations entre les provinces sahariennes et le reste du Maroc, l’adhésion des populations à la Monarchie et aux institutions du pays, les prodigieuses réalisations accomplies depuis 1975 en matière économique et sociale, attestent de l’appartenance du Sahara au Maroc. Fondements historiques : Ces fondements reposent sur de très nombreux actes, aussi bien au niveau interne qu’au niveau international.
 Au niveau interne: Il y a lieu, au préalable, de rappeler un fait majeur : Le Maroc est constitué en tant qu’Etat depuis le IXème siècle . Cette qualité d’Etat authentique est unique au Maghreb. Elle avait été sauvegardée même pendant la parenthèse du Protectorat (1912-1956). Dans la structure de fonctionnement de cet Etat marocain séculaire, le Sahara a toujours occupé une place privilégiée, et souvent déterminante. Ainsi, les fondateurs des dynasties au Maroc étaient souvent directement issus de l’une des tribus du Sahara occidental. C’est notamment, le cas des Almoravides dont le fondateur, Youssef Ben Tachfine (XIème siècle), devait constituer le «Grand Maroc» qui s’étendait jusqu’aux frontières du Sénégal. Ces liens étroits avec le Sahara ne sont pas démentis avec l’avènement au pouvoir de la Dynastie Alaouite (XVII ème siècle), originaire du Tafilalet (Sahara), et qui n’a guère cessé de conforter l’unité nationale et de renforcer les liens immémoriaux entre toutes les régions du Maroc. L’exercice de la souveraineté par l’Etat marocain au cours de son histoire est caractérisé par un certain nombre de spécificités dues à la structure particulière de cet Etat. Cette particularité a été reconnue par la Cour Internationale de Justice (C.I.J) (Avis consultatif du 16/10/75 sur le Sahara Occidental § 94, pp. 43-44).
Le pouvoir central est exercé par le Sultan «Commandeur des croyants». A ce titre, il est Chef religieux de la communauté des croyants dont il assure en même temps le gouvernement temporel. L’acceptation de la personne du Sultan par la communauté des croyants s’effectue par la «Beyâ» ou allégeance.
L’acte d’allégeance engage ceux qui l’effectuent à une obéissance définitive et perpétuelle dès lors que le Sultan reste fidèle aux préceptes du Coran; obéissance qui, traduite en termes intertemporels, procède des rapports traditionnels liant un Etat à ses ressortissants. Le Sultan, représentant de l’autorité suprême sur le plan spirituel et politique, a, entre autres, la charge de la défense des populations et assure les relations avec les puissances étrangères.

•  D’après «Les documents du Sahara»

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