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Tous pour le Sahara (20)

© D.R

Lorsque le Maroc appelle à ce que tous les habitants des provinces sahariennes, participent au référendum confirmatif, il part du constat qu’il est inacceptable de priver du droit du vote toute personne issue de tribus sahraouies, contrairement aux adversaires du référendum confirmatif. Ces derniers ont constamment essayé d’écarter un certain nombre de sahraouis à l’opération référendaire.
Dès la moitié de la décennie des années soixante, le Maroc a soulevé le principe de l’autodétermination pour la décolonisation de ses provinces sahariennes et le retour à la mère-patrie. Depuis, il n’a jamais cessé de revendiquer la participation de l’ensemble des habitants de ses provinces.
Ces réclamations ont été soulevées également au sein des instances internationales. Le Maroc a ainsi pu rappeler les réalités historiques et politiques de la question du Sahara et expliquer comment l’Espagne a expulsé des Sahraouis de souche et les a éloigné de leur terre en 1958 (lors de la célèbre bataille d’Ecouvillon), lorsque ces derniers se sont engagés dans un soulèvement armé pour revendiquer leur droit à réintégrer la mère-patrie.
Cette réalité historique a constitué un événement majeur à l’époque et a été aussi un drame humain vécu par des dizaines de milliers de citoyens déportés loin de leur terre.
Cette situation a eu un grand retentissement médiatique national et international de même qu’au sein des instances internationales, en particulier l’Organisation des Nations unies. Au niveau de cette institution, le groupe des Etats arabes et asiatiques s’est solidarisé avec le Maroc et a dénoncé la répression coloniale à l’encontre des citoyens marocains.
Malgré cela, l’administration coloniale a poursuivi la déportation des sahraouies durant plusieurs années.
Pour leur part, les Nations unies n’ont cessé, depuis que le Maroc a soulevé le problème de son unité territoriale au milieu des années soixante, de demander, chaque année, à l’administration coloniale d’accepter le retour des exilés afin qu’ils puissent participer au référendum d’autodétermination.
Ainsi, depuis la résolution spéciale relative à la libération de Sidi Ifni et du Sahara occidental en décembre 1964, l’Assemblée générale de l’ONU a appelé à la décolonisation et a demandé à l’Espagne, régulièrement, le retour des exilés.
Le soi-disant Polisario est l’unique mouvement se prétendant de libération, à n’avoir jamais lutté contre le colonisateur, à se constituer et à se manifester seulement après le départ de celui-ci sous la pression juridictionnelle et diplomatique marocaine. Malgré l’influence et la détermination de ses «commanditaires et parrains» ce mouvement n’a jamais été agréé par le comité de libération de l’OUA résidant à Dar-Salam (Tanzanie) et dépositaire du répertoire officiel des mouvements africains authentiques de libération tels l’A.N.C., le MPLA, le Frelimo, le SWAPO,….etc..
Née sur un «territoire étranger voisin» et dépouillée des éléments légalement constitutifs d’un Etat souverain, l’autoproclamée RASD fut, dans des circonstances rocambolesques, illégalement admise à l’OUA sur un «coup de force» impliquant présidence et secrétariat général de l’OUA et qui avait, en son temps, suscité la réprobation générale y compris des pays idéologiquement hostiles au Maroc. Cette dérive s’était soldée par le retrait du Maroc de cette institution.
Les revendications marocaines sur ses provinces du Sud remontant à son indépendance, furent réitérées à l’occasion de la signature de la Charte de l’OUA. Elles furent entérinées par plusieurs résolutions des Nations unies recommandant l’ouverture de négociations bilatérales maroco-espagnoles aux fins de déterminer la souveraineté devant prévaloir sur les territoires de Tarfaya, Ifni et le Sahara. En application de ces résolutions les deux premières provinces furent récupérées respectivement en 1958 et 1969 mais l’évacuation du Sahara fut différée, pour des raisons économiques, jusqu’en 1975.


•  D’après «Les documents du Sahara»

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