en «avril 1977», l’année de ma prise de commandement de la base écoles des fra (befra) et de l’école de l’air (era), la «dip» de la befra était commandée par un officier pilote «coopérant» français du grade de lieutenant-colonel.
L’affectation à la befra d’un jeune capitaine pilote marocain, que je connaissais très bien sur le plan «professionnel», et que j’avais toujours jugé capable et dynamique, me poussa à engager des «réformes» structurelles et de personnes à la «dip». c’est ainsi que j’ai pu créer un poste de «directeur des études» qui sera confié au lt-col «coopérant français». le jeune capitaine pilote marocain, ahmed boutaleb, n’était autre que l’actuel général de division aérienne, «inspecteur des fra» : je l’avais proposé pour la nomination aux fonctions de «commandant de la dip». le commandement des «escadrons aériens» de la dip avait été confié à de jeunes officiers pilotes, courageux et volontaires: lieutenant oudghiri : escadron de sélection as 202 bravo
Lieutenant bourzaïne : escadron beechcraft t- 34c
Lieutenant jabouri : escadron fouga magister cm-170
Le lieutenant oudghiri est décédé suite à un accident aérien, survenu, fin des années «70», après son affectation à la base de Kenitra , pour diriger le nouvel escadron d’appui équipé de l’avion «ov-10a bronco», avion qui sera d’ailleurs interdit de vol par le commandement des fra, pour des raisons de «sécurité». Ce sont ces «hommes» qui , pilotes aguerris des fra, jeunes patriotes amoureux de leur métier, solidaires de leurs camarades mécaniciens avec à leur tête un «chef», le capitaine mécanicien bouanane, ce sont aussi ces «élèves pilotes» qui, ensemble et unis, permettront à la «befra», fin «décembre 1979», de battre ce record «d’heures de vol» qui ne sera jamais égalé : dix mille (10.000) heures de vol. L’école de pilotage de la befra, chargée de la formation des élèves officiers pilotes et de celle des élèves sous-officiers pilotes, s’appelait «dip» ou «division d’instruction pilotage» .
depuis la prise en charge de la «dip» par le lieutenant «brahim aguizoul», premier officier pilote marocain, commandant la base aérienne de marrakech, fin «1961», et le lancement du premier programme «marocain» de formation des élèves sous-officiers pilotes, depuis le lancement du programme de formation des élèves officiers pilotes , fin 1972, par le lieutenant colonel abdelaziz alaoui mrani, commandant de la befra / era, jamais la «dip» de la befra de marrakech n’avait pu homologuer plus de «2.000» heures de vol par année, tous avions confondus.
en 1977, une «évaluation» objective du fonctionnement de la «division d’instruction pilotage», de son encadrement, de ses programmes d’instruction et de son rendement final en ressources humaines, avait conduit aux résultats «non» satisfaisants suivants :
– elèves sous-officiers pilotes :date d’admission à la dip : arrêtée à l’avance. date de sortie «aléatoire»: entre 2 à 3 ans. heures de vol mensuelles par instructeur pilote : globalement «insuffisantes». «5 heures de vol par mois» : pour un moniteur en particulier, connu de tous : «inadmissible» !
– disponibilité avion journalière:
– Entre 25% et 35% Max. : «Très Faible!» conclusion: restructuration de la «dip». Marocanisation du commandement de la «dip» et du commandement des «trois escadrons de vol» sélection, perfectionnement, spécialisation, création d’une «direction des études», confiée à un officier «coopérant» ! définition de «nouveaux» programmes d’instruction pilote. définition, pour chaque promotion d’élèves officiers pilotes, d’une «date» de début d’instruction et d’une date de fin de formation: devenues «impératives» «annulation» définitive de la formation des «élèves sous-officiers pilotes» : niveau d’instruction jugé insuffisant.
Mémoires du colonel Abdeslam Bouziane










