exigences requises des instructeurs pilotes : chaque instructeur pilote ou moniteur pilote, affecté à la «dip», doit effectuer un «minimum» de vingt 20 heures de vol par mois, en vue de conserver une telle affectation.
Maintenance avion :
disponibilité «avions» journalière en «1979» : «85% – tous avions confondus».
Total des heures de vol effectuées par les «hommes» de la befra, au 31 décembre 1979: «10.000 heures de vol». ces «hommes» avaient pour «noms» : capitaine ahmed boutaleb: commandant la «dip», capitaine bouanane : chef des moyens techniques, lieutenant oudghiri : cdt escadron de sélection, lieutenant bourzaïne : cdt de perfectionnement, lieutenant jabouri : cdt esc. de spécialisation chasse.
ensemble, ils avaient bâti la nouvelle «dip» de l’année 1979. ensemble, ils avaient insufflé à leur personnel le nouvel esprit de «leadership» qui dirigeait la nouvelle «dip» de la «befra». ensemble, instructeurs pilotes et officiers mécaniciens, ils avaient œuvré pour améliorer la «disponibilité avions» , et assurer une progression régulière de la formation des élèves officiers pilotes, vitale pour la nation.
ensemble, un vendredi matin, au mess des officiers de la befra, à l’heure du petit déjeuner, juste après la cérémonie des couleurs, les officiers cadres «parlaient» librement :
– «10.000 heures de vol» c’est un record inégalé.
– «nous devons célébrer cela.
– «organisons un repas de corps.
– «je propose le vendredi 11 janvier 1980.
– «organisons un repas de corps pour le vendredi 11 janvier 80.
«le 11 janvier 1944 est la date du manifeste pour l’indépendance du maroc». Sa majesté le roi hassan ii était, depuis quelques semaines, dans sa résidence de marrakech. intrigué par l’activité aérienne exceptionnelle de la befra, il posa la question à l’actuel général boubker skiredj, son aide de camps de confiance : majesté, répond le général skiredj, c’est le colonel bouziane qui essaye d’inscrire dans les annales des activités de la division d’instruction pilotage, un record annuel de 10.000 heures de vol pour la fin de l’année 1979. «un repas de corps , au mess des officiers de la base, est programmé pour le vendredi 11 janvier 1980, à 13 heures. sm le roi : «skiredj, dites à kabbaj que j’y assisterai». en fait «tout» sera « mis en œuvre » pour que sm le roi n’assista pas au repas de corps du «11 janvier 1980» à la befra/dip , et ne put «honnorer», par sa présence, comme il l’aurait certainement aimé, les hommes et les femmes de la base aérienne de marrakech, et les féliciter après une «mission bien accomplie».
la «mission» principale de la base aérienne de marrakech avait été, de tout temps, une mission «éducationnelle» et non «opérationnelle». en 1977, débuta un programme revalorisé de la formation de l’officier ingénieur fra, pilote ou mécanicien, et de l’officier pilote, spécialité chasse, transport ou hélicoptère. c’était là une mission extrêmement «gratifiante», que l’ensemble des officiers cadres de la base s’était engagés à parachever.
ce «vendredi 11 janvier 1980» devenait alors, pour nous tous, un jour de gloire, le jour d’une «mission bien exécutée». mais le «mal» était déjà là, enfoui en nous-mêmes, dans nos cœurs et dans nos «esprit» : «le mal est apparu sur terre et sur mer, «perpetré par la main des hommes.
«dieu leur fera expier une partie de leurs péches. «peut-être s’amenderont-ils ? ce «mal» avait pour nom : «haine & jalousie» en conséquence
sa majesté le roi ne viendra pas à la base aérienne de marrakech, ce «vendredi 11 janvier 1980», et les «aviateurs» de la division d’instruction pilotage (dip) et de la befra , devront se contenter de déguster tous seuls le «superbe» gâteau commandé à l’hôtel mamounia.
Mémoires du colonel Abdeslam Bouziane









