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Mohamed Bastaoui clôture en apothéose les soirées de Salé

© D.R

Après les deux soirées hommage, la première réservée à Majid Bakkas et la seconde à Hassan Nejmi, l’espace les «Amis» clôt en beauté ses soirées ramadanèsques en invitant le natif de Khouribga, Mohamed Bastaoui, à la soirée du jeudi 25 septembre 2008. 
Il fait partie des comédiens choyés et chéris  par le public marocain qui l’a notamment apprécié dans des productions telles que : «Jnan El Karma», «Adieu forain», de Daoud Oulad Syad, «Mille mois» de Faouzi Bensaïdi, «Woujaâ Trab» de Chafik Sehimi.
Parmi les invités de la dernière soirée du mois sacré du Ramadan, il y avait notamment Mohamed Kouyi, aujourd’hui l’un des meilleurs acteurs marocains, et comme on dit « fils de son œuvre », au parcours atypique, le chanteur El Ghaoui auteur de la célèbre chanson « Al Ghorba O L’Achk El Gadi », Mohamed Ennaji, Abdelhak Zerouali, le défenseur du théâtre individuel, dramaturge, metteur en scène et comédien. «Khouribga est riche de son phosphate mais aussi de ses artistes dont principalement Mohamed Bastaoui», a déclaré A. Zerouali.
Pour sa part Mohamed R’gagna a saisi cette occasion pour apporter son témoignage quant à l’apport considérable de M. Bastaoui aussi bien au niveau du petit écran qu’au niveau du 7ème art.   
La soirée du 25 septembre a honoré devant un large public les travaux de cet artiste devenu maestro dans les rôles de «paysan » avec une incroyable maîtrise de l’accent, du lexique et de la gestuelle du terroir, en projetant des séquences tirées de ses meilleures œuvres. En perfectionniste voire même utopiste, M. Bastaoui a réussi grâce à son «entêtement» artistique,  à transformer et à honorer l’image, depuis toujours, défigurée du «Aâroubi» (Paysan), une image-type qui a porté préjudice aux habitants de la campagne. 
Parlant un accent paysan juste, il a le mérite d’avoir réhabilité la dignité de ce paysan en le présentant sous un nouveau jour : un citoyen très attaché à ses racines, en prise sur la vie et qui lutte avec courage pour surmonter des conditions de vie souvent très difficiles. En témoigne une large palette de films, téléfilms et autres spectacles où les stéréotypes «blédard-ringard» et «m’dini-civilisé» volent en éclats. On peut citer en guise d’exemple : la série «Jnan El Karma» qui a affolé l’audimètre de la 1ère chaîne de télévision, et a trouvé grâce aux yeux de millions de téléspectateurs marocains. Le public l’a également adoré dans «Dwayr zman «Aoulad Ennass»… Même percée sur les planches, avec des pièces comme «Boughaba», «N’rakbo l’hbal», «Souirti mol ana», «Khobz o h’jar» (Pain et pierres), «Aoulad Lblad» (Les Enfants du bled), «Bouhafna», «Fantasia» et autres pièces dont il a partagé la vedette avec son compagnon de route dans la troupe «Masrah Chams» (Théâtre du Soleil), Mohamed Khouyi.
Mais loin du registre du paysan, M. Bastaoui aura prouvé qu’il était et est capable de camper d’autres types de personnages.
On pense particulièrement à son rôle dans «Baye Baye Souirti» (Adieu forain de Daoud Aoulad Essyad), «Tayef Nizar», un film de Kamal Kamal où il a perfectionné un arabe soutenu et parfait.
Et pour faire rimer art de la scène avec celui de la musique, l’espace les «Les Amis » a invité Mohamed Al Achraki, le luthiste natif de Tanger. Désormais l’espace «Les Amis» aurait signer son entrée par la grande porte dans le mode des cafés littéraires ou cafés théâtre qui unissent les citoyens autour d’une tasse de thé parfumée aux mots, vers, notes…

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