Culture

Dalil Guendouz : «On est très confiant pour nos objectifs de 2010»

© D.R


ALM : Vous avez signé dernièrement une convention de partenariat avec l’Ecole polytechnique de Montréal. Qu’est-ce que vous ciblez exactement à travers ce partenariat ?  
Dalil Guendouz : Nous avons placé comme premier axe stratégique de notre école son développement à l’international. Ce choix ce manifeste au niveau de la conclusion de plusieurs accords, conventions  de double diplômation avec des partenaires à l’étranger notamment les plus prestigieuses. Une opportunité qu’on donne à nos élèves pour qu’ils puissent faire une partie de leur formation au Maroc et une partie à l’étranger. Et à l’issue de laquelle, nos élèves obtiennent deux diplômes. C’est une particularité forte de notre école. Chaque année, une vingtaine d’élèves partent à l’étranger pour bénéficier de cette double diplômation. Nous avons depuis longtemps  un partenaire traditionnel qui est la France. Aujourd’hui, nous voulons étendre notre plan de développement stratégique avec une ouverture sur l’ensemble des continents. La signature de la convention de partenariat avec l’Ecole polytechnique de Montréal intervient dans le cadre d’élargissement de notre réseau de partenaires à travers le monde, on est déjà partenaire avec la France, l’Espagne et maintenant le Canada. Nous comptons aussi avoir des partenaires dans l’Asie du Sud-Est. Pour la deuxième année consécutive, nous recevons des élèves des écoles françaises qui viennent passer toute une année de formation à l’EHTP. Nos accords sont basés sur la symétrie des échanges. Avant, nous envoyons uniquement des étudiants maintenant nous envoyons et nous recevons. La même chose pour les  enseignants.      

Quels sont les critères de sélection pour que l’étudiant bénéficie de la formation à l’étranger ?
Nous plaçons au premier plan la volonté des étudiants, tout dépend de leur volonté. Après, vient le niveau de classement. On se base aussi sur des critères de mérite et d’excellence. Vous savez, l’EHTP est devenue membre de la Conférence des grandes écoles françaises  qui regroupe de grandes écoles depuis le mois d’avril 2008. Ce qui nous place dans un réseau de prestige d’enseignement supérieur de très  haut niveau qui récompense ainsi notre politique d’ouverture à l’international. Pour cela, nous exigeons à nos étudiants la maîtrise des langues, français, anglais et arabe. En anglais par exemple, nous exigeons un score pour l’obtention du diplôme, sinon l’étudiant ne peut pas avoir son diplôme. Il doit continuer à travailler cette langue jusqu’à l’obtention de ce score. C’est une première au Maroc. On remarque aujourd’hui que les entreprises demandent des compétences en communication. Notre stratégie est d’outiller nos élèves avec tous les outils pour qu’ils puissent travailler comme des ingénieurs du monde.

Où est-ce que vous en êtes de l’initiative 10 mille ingénieurs ?
On est dans le bon chemin pour arriver à nos objectifs. Comme vous le savez, nos élèves passent un cursus qui s’étale sur trois ans. En 2000 nous avons enregistré à peu près 100 élèves par promotion, ce qui fait 300 élèves sur le campus. En 2005, nous étions à 150, ce qui donne une augmentation de 50, à peu près 450 sur le campus. Dans le cadre de l’initiative 10 mille ingénieurs, nous attendons 300 élèves pour la rentrée 2010 en première année. On est très confiant, par rapport à nos objectifs de 2010.  

Quelles sont, selon vous les qualités que doit avoir un ingénieur ?
Je dis souvent à mes élèves qu’un ingénieur doit avoir trois qualités principales. C’est être leadership pour mener des équipes, ensuite l’innovation et la troisième chose la plus importante pour moi c’est l’adaptabilité. Un critère assez important pour nos élèves ingénieurs parce que l’environnement change souvent. On a remarqué depuis quelques années que l’EHTP possède une attractivité très élevée par rapport au classement des élèves au concours d’accès aux grandes écoles marocaines. On mesure notre activité à travers l’orientation des élèves mieux classé dans ce concours. Je peux même dire qu’aujourd’hui l’EHTP est largement en tête par rapport à cet indicateur.

Lire votre journal

EDITO

Couverture

Nos suppléments spéciaux

Articles les plus lus