ALM : Dans «Ehki Ya Chahrazad», vous donnez un nouveau rendez-vous pour les téléspectateurs. De quoi s’agit-il ?
Sanaâ Akroud : Effectivement, je viens de rentrer d’Egypte où j’ai tourné un long-métrage intitulé «Ehky Ya Chahrazad» réalisé par Youssri Nasr Allah. C’est un grand réalisateur égyptien. D’ailleurs, il fait partie des réalisateurs assistants du défunt Youssef Chahine. Dans « Ehky Ya Chahrazad», j’ai joué un rôle complètement différent. J’incarne le personnage de «Nahed», une femme égyptienne. C’est un rôle typique que je n’ai jamais interprété. C’est nouveau et plein d’émotions. Dans ce long-métrage, je participe avec plusieurs stars du cinéma égyptien en l’occurrence l’artiste Mona Zaki, Mahmoud Himida et Sawsane Badr.
Comment trouvez-vous le travail avec les Egyptiens ?
Je le trouve super ! J’ai senti le plaisir du métier quand j’ai travaillé avec toute l’équipe de «Ehky Ya Chahrazad» et surtout avec le réalisateur. Aussi, une chose très importante, c’est que les Égyptiens détiennent l’histoire du cinéma arabe. Chaque année, ils produisent des centaines de productions télévisuelles. Franchement, il y a une grande différence entre le cinéma égyptien et le nôtre. J’espère qu’un jour le cinéma marocain atteint un niveau aussi supérieur. Cela va être possible quand il y aura plus de moyens pour produire des œuvres de qualité.
On vous reproche de reproduire les mêmes rôles comme Aicha Douiba. Comment réagissez-vous à ces remarques ?
Non pas du tout ! J’ai toujours fait de mon mieux pour varier mes rôles. Et si j’ai répété le même rôle dans «Souk Ennessa», après «Aicha Douiba», c’est parce que c’était une demande du public qui veut regarder ce genre d’histoires qui sont un peu rares dans notre production nationale. Surtout quand il s’agit de l’intelligence, de la malice et des paroles de cette femme. Ces productions rappellent comment vivaient nos ancêtres. Je tiens aussi à préciser que les téléfilms, tels que «Aïcha Douiba», permettent de faire revivre une partie de notre histoire. Mais, Sanâa Akroud est loin d’être Aïcha Douiba. Par contre, j’ai fait d’autres personnages comme Yasmine dans le film «Coucher de soleil» avec Jilali Frahati ainsi que le film «Juste pour les couples» de Hassan Benjelloun et finalement «Términus des anges» de Narjiss Najar.
Quels sont les rôles que vous-aimez incarner ?
J’ai deux personnages que j’aimerais bien interprétés et qui sont plus proches de mon esprit. Le premier rôle est celui d’une fille autiste. C’est un rôle que j’aimerais bien incarné. Aussi, j’aime le rôle de la Kahena qui est une reine berbère connue pour son talent et sa force. Elle a su organiser le Maghreb de Gabès à Tanger. Cette femme de confession juive a amené les Berbères païens à adopter sa religion. Mais, la Kahena a été vaincue, en 702, par les Arabes arrivés de Tunisie, dans les Monts des Aurès.
Que souhaitez-vous atteindre sur le plan professionnel ?
Je veux écrire des scénarios pour des réalisateurs de renom qui peuvent comprendre et sentir mes œuvres. Je souhaite aussi jouer des personnages internationaux dont en parle tout le monde. Des rôles de haut niveau sur le plan artistique.
Vous voulez dire quoi par personnage international ?
Je tiens à vous dire que tout le monde souhait jouer des rôles de vrais personnages. Des rôles qui touchent les œuvres de tout le monde. Vous savez, c’est capital pour un artiste de satisfaire le grand public.
Sur le plan personnel, êtes-vous satisfaite de votre parcours artistique ?
J’aimerais bien rencontrer l’âme sœur dont tout le monde parle. Je veux avoir une fille et vivre en paix sans problème et loin du stress du travail. En parallèle, je souhaite continuer de gagner ma vie dans ce domaine et vivre en toute tranquillité avec ma famille, mes sœurs en attendant le chevalier de mes rêves. Oui ! Je suis très satisfaite de mon parcours professionnel et artistique.
Comment pouvez-vous décrire votre personnalité ?
Je suis de signe astrologique vierge, donc je suis très timide, conservatrice, têtue et surtout fofolle. Je laisse toujours à l’enfant qui est au fond de moi la liberté pour faire ce qu’il veut sans limites et surtout sans calcul.
Quel est le modèle de personne que vous désirez être ?
Ma mère ! C’est l’exemple que je souhaite être. J’ai suivi toujours tous ses conseils et ses orientations. Son image est toujours devant mes yeux puisque j’ai trouvé en elle la femme diplomate, patiente et surtout sage. Je l’aime beaucoup.
Quel est le chanteur ou la chanteuse qui charme votre cœur ?
J’aime écouter Souad Massi et la star Libanaise Julia Botros et bien sûr la diva Fayrouz. J’aime aussi écouter le groupe «Fnair».
C’est un groupe qui me donne l’énergie et la joie pour danser, oublier les problèmes et vivre l’instant.
Quoi de neuf pour le mois de mai ?
J’ai un tournage durant ce mois. Il s’agit d’un téléfilm. Je viens aussi de signer le montage et le mixage de mon premier court-métrage intitulé «Atini Naya Wa Ghani» réalisé et écrit par moi-même.









