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La sécurité, on ne s’en «foot» pas

© D.R

Deux motards ouvrent la route à une voiture policière suivie d’un bus et d’une autre voiture. C’est l’équipe nationale de l’Angola qui se rend de son hôtel près des célèbres pyramides à un petit terrain de football à la Cité du 6 octobre. Comme les 15 autres équipes à la CAN, les Angolais, pourtant peu concernés par l’islamisme radical, font l’objet d’une surveillance rapprochée.
D’autres pays plus sensibles bénéficient de renforts de forces de l’ordre. Moins d’un an après les attentats de Charm el-Cheikh (près de 70 morts) et neuf ans après les attentats de Louxor (62 morts en 1997), le risque dans un pays où entre 6000 et 30.000 islamistes sont derrière les barreaux, est bien connu.
Le maillage du terrain par des forces de sécurité est impressionnant. Dans beaucoup de quartiers, il est presque impossible de parcourir 50 m sans croiser un garde en faction. Le gouvernement refuse de dévoiler le nombre de militaires et policiers qui compose ses forces et… l’épine dorsale de son pouvoir.