Trois ans après son arrivée à la Primature, Driss Jettou a présenté, le 21 décembre 2005, à Casablanca, le plan « Emergence » à SM le Roi Mohammed VI. Cette nouvelle stratégie industrielle du Royaume permettra, sur une durée de dix ans, d’accroître de 1,6 point par an le Produit intérieur brut, de réduire le déficit commercial et de créer environ 440.000 postes d’emploi. Parmi les principaux objectifs de ce plan, dont les jalons ont été posés par le cabinet d’étude McKinsey, la mise à niveau du secteur industriel, sa modernisation et la consolidation de sa compétitivité sur la base d’un diagnostic scientifique précis, qui a permis d’identifier les points faibles et les points forts du tissu industriel marocain. En fait, le développement économique a été cité en deuxième place dans les quatre priorités citées dans le discours du Souverain lors de l’ouverture de la première année de la 7ème législature le vendredi 11 octobre 2002. Ainsi une importance capitale a été accordée à des secteurs de l’économie tel que l’offshoring. L’offre offshoring Maroc a été élaborée pour séduire le plus d’opérateurs dans ce domaine.
En plus des avantages fiscaux et autres facilités d’installation, le gouvernement s’est engagé à former plus de 22.000 personnes d’ici 2009 sur les métiers de l’offshoring. Ce programme est réalisé dans le cadre de partenariats avec les universités, l’Office de la formation professionnelle et de la promotion du travail (OFPPT) et l’ANAPEC. À cela, il faut ajouter l’initiative 10.000 ingénieurs à l’horizon 2010.
Pour une durée de 24 mois, les entreprises bénéficieront d’une exonération des cotisations patronales et salariales dues à la CNSS, de la taxe de la formation professionnelle ainsi que de l’impôt sur le revenu (IR). Une batterie de mesures a été ainsi mise en place pour faire de l’offre offshoring Maroc une réussite pour le pays.
L’autre dossier sur lequel se penche particulièrement le Premier ministre est relatif à la promotion des investissements étrangers. L’Europe reste la première source d’investissements étrangers au Maroc. La part des investissements de ce continent, de 1997 à 2004, s´élevait à 90%. La France occupe la première place avec 42 % des investissements, suivie de l’Espagne, de la Suisse et du Portugal. Outre les traditionnels clients du Vieux continent, le Royaume commence a attiré des investisseurs venus du Golfe.
Rien que de la part des Emirats Arabes Unis, les investissements au Maroc ont atteint actuellement plus de 4,8 milliards de dollars, soit le plus important montant investi par un pays arabe dans le Royaume.
C’est dans ce sens que l’Agence pour la promotion économique du Maroc (APEM) verra le jour pour booster le flux des investissements étrangers directs. L’objectif étant de mener une stratégie coordonnée tant à l’échelle nationale qu’à l’internationale avec les moyens nécessaires qui seront mis à sa disposition et de ne plus éparpiller les efforts pour la promotion économique.
Selon la Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), le Maroc a réussi à s’imposer, en 2005, comme premier pays hôte des investissements étrangers directs (IED) au Maghreb et quatrième en Afrique, avec un flux brut de 2,9 milliards de dollars.
Une place que le gouvernement veut maintenir en misant sur des créneaux porteurs comme l’automobile, l’aéronautique et le tourisme.
Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement a lancé une commande à l’OFPPT. Il s’agit de la formation de 400.000 jeunes à l’horizon 2007-2008 pour accompagner le développement de l’économie marocaine.
Dans le secteur du tourisme, il est question de former 72.000 jeunes à l’horizon 2010. Dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), l’Office annonce que le nombre des stagiaires a atteint 15.000, soit une hausse de 537 % par rapport à 2002-2003. Dans le secteur de l’automobile, l’on compte 11.000 stagiaires qui suivent leur formation dans dix filières grâce notamment aux liens de partenariat tissés avec plusieurs intervenants. Même politique de partenariat pour l’aéronautique avec la RAM Academy et l’ONDA. Pour ce secteur, l’OFPPT s’apprête à créer un centre de formation dédié à ce métier. Pour l’agroalimentaire, deux établissements verront le jour à Agadir et à Meknès.









