Les œuvres cinématographiques dédiées à la question du Sahara ne cessent de foisonner. La réalisatrice tangéroise, Farida Belyazid, a, à son tour, adhéré à cette vague en réalisant : «Frontieras», une fiction à caractère documentaire. La production de cette œuvre, dont une avant-première a été projetée mercredi à Rabat, a été assurée par Latif Lahlou, la SNRT, Soread 2M et le CCM entre autres.
Ce côté documentaire se manifeste dès le début du film puisque les premières images font défiler la carte du Sahara marocain après le découpage qui en a été fait par l’occupation espagnole. Ensuite, l’acteur marocain, Mohamed Marouazi, fait son apparition aux côtés de l’actrice espagnole, Romina Sanchez, qui a campé dans le film le rôle de Moité, une réalisatrice venue au sud du Maroc pour réaliser un documentaire à l’appui de témoignages de Sahraouis sur cette occupation. Et c’est Mohamed Marouazi qui l’a guidée dans cette recherche. Ainsi, le téléspectateur assiste à un chevauchement entre faits et témoignages. Pour ne pas en gâcher le charme, nous laissons le soin aux cinéphiles de découvrir cette œuvre dont la sortie nationale n’est pas encore fixée. Contacté par ALM, Latif Lahlou indique : «Il est probable que la sortie ait lieu en début avril».
Lors de la projection du film, Mustapha El Khalfi, chapeautant le ministère de la communication, qui a appuyé cette production, a indiqué que «le Maroc connaît une guerre cinématographique concernant cette affaire nationale. Cette guerre ne peut être affrontée sans l’adhésion des cinéastes. Un engagement qui doit se faire d’une manière scientifique et objective». Selon lui, des œuvres du genre commencent à donner leurs fruits face aux propagandes incessantes.
Pour sa part, la réalisatrice a exprimé sa gratitude à tous ceux qui ont contribué à la réussite de ce travail. «J’ai pu travailler librement et je suis responsable de la qualité du film qu’il vous plaise ou non», s’est-elle adressée au public présent à l’avant-première.
A propos du choix du titre, elle a précisé que «le mot Frontieras n’est ni espagnol ni français». Dans ce sens, la réalisatrice tangéroise a expliqué : «Ce mot me rappelle mon enfance puisque l’accès et la sortie de ma ville natale, qui était sous occupations française et espagnole, se faisaient via passeport». A ne pas rater!









