Comme je l’avais fait l’année dernière à la même époque, j’avais prévu de consacrer la chronique de ce week-end au thème du cinéma, étant donné que c’est ce vendredi que s’ouvre le Festival national du film de Tanger dans sa 15ème édition.
Si j’ai renoncé à le faire, c’est pour 2 raisons. D’abord, le Festival n’a pas encore commencé, et si c’est juste pour en dire du bien, ça n’a aucun intérêt. En effet, tout le monde sait que le Festival de Tanger est un événement unique où cinéastes et cinéphiles, comédiens et comédiennes, techniciens et techniciennes, Marocains et Marocaines, et tous ceux et toutes celles qui aspirent à faire partie de ce beau monde, se retrouvent durant plusieurs jours pour voir des films, en discuter pour les défendre ou les critiquer, faire la fête la nuit parfois jusqu’au petit matin, et le lendemain, revoir d’autres films, en discuter et ainsi de suite jusqu’à la fin. Jusque-là, vous voyez bien, je n’ai rien dit que vous ne saviez déjà, alors, si c’est juste pour dire ça, il vaut mieux que je ne dise rien.
Voilà qui est fait. La 2ème raison pour laquelle je ne peux pas parler de ce Festival, du moins pas avant qu’il ne soit fini, est d’ordre personnel. Vous ne le savez sûrement pas parce que personne ne vous l’a dit à commencer par moi, cette édition est très spéciale pour moi car … comment dire… j’ai du mal à le dire… bon, je vais prendre ma langue à deux mains et je vais le dire… : je suis impliqué dans un des films de long-métrage qui sont en compétition.
Mon humilité maladive chronique, d’une part, et mon attachement viscéral à l’éthique et à tous les trucs déontologiques, d’autre part, m’empêchent, voire m’interdisent de vous en dire plus. Cela dit, vous en saurez un peu plus en temps opportun. Tout arrive à qui sait attendre, dit-on. Alors, attendez et attendons. En attendant, priez pour moi pour qu’on reconnaisse enfin mes talents de (biiiiiiip) puisque personne n’a voulu jusque-là reconnaître mes nombreux autres talents. Quelle belle transition toute trouvée puisque je vais vous parler tout de suite d’autre chose qui n’a absolument rien à voir avec tout ça, quoique… Est-ce que vous êtes au courant qu’un grand dirigeant d’un grand syndicat ouvrier aurait reçu, de la part du recruteur en chef en personne, une offre de poste (s) ministériel(s) au pluriel, offre qu’il aurait immédiatement déclinée, s’est-il empressé de nous préciser pour éviter toute ambiguïté. Je vous laisse commenter cette non-info comme vous le souhaitez et je passe tout de suite à autre chose qui n’a rien à voir avec tout ça non plus, quoique…
Un éditorialiste bien en vue n’a pas trouvé mieux dernièrement que d’écrire qu’il connaît personnellement plusieurs ministres qui auraient versé des « montants faramineux » pour le devenir, d’autres qui auraient fait des mains et des pieds en les embrassant pour avoir des postes ministériels, et enfin, pis encore, certains qui auraient menacé de se suicider s’ils ne bénéficiaient pas de maroquins.
Waou! Tout ça existe et nous ne savions pas ! Alors, si on en croit la presse, cette affaire ne sera pas enterrée car certaines personnalités seraient montées au créneau et auraient demandé «l’ouverture d’une enquête».
Aux grands scandales, les grands moyens ! Moi, tout ça m’a donné une idée. Comme dans notre métier… oups ! ça m’a échappé… pardon… dans le métier du cinéma, on se plaint souvent de «crise d’inspiration» et de «redondance de thèmes», voici un sujet qui peut aboutir à des scénarios succulents. Mais, s’il vous plaît, je ne vous ai rien dit…
J’ai déjà assez de problèmes comme ça.










