Le 7ème art est en fête à Tanger. La cérémonie d’ouverture du 15ème FNFT s’est déroulée, vendredi 7 février, en présence d’une pléiade de cinéastes, producteurs, comédiens ainsi que d’autres professionnels du cinéma. A l’instar des précédentes éditions, cette séance inaugurale a été marquée par de grands moments d’émotion, en particulier à l’évocation du parcours des artistes marocains ayant rendu l’âme pendant la période 2013-2014.
Les organisateurs ont choisi, lors de cette soirée, de rendre hommage à Mustapha Stitou, ancien secrétaire général du Centre cinématographique marocain (CCM), et ce, en reconnaissance de son travail et de son dévouement pour la promotion du 7ème art. Sous les applaudissements de l’assistance, le trophée lui a été remis des mains du grand artiste tangérois Larbi Yakoubi, qui vient de se rétablir d’une longue maladie.
Au grand bonheur du public, en particulier des cinéphiles, ceux-ci seront gâtés par le choix des films marocains, programmés à ce 15ème FNFT et dont la production actuelle est située entre 20 et 25 par an. «Notre ambition est d’atteindre 30 longs métrages par an», affirme Nouredddine Sail, directeur général du CCM.
Soulignons que le public aura le choix de voir un même film, pour seulement une demi-heure d’intervalle, à la cinémathèque de Tanger ou Cinéma Le Paris, situés tous les deux au centre-ville. Sur les 22 longs-métrages en lice, c’est «Secret d’oreiller» du cinéaste tangérois Jilali Ferhati qui a eu l’honneur d’ouvrir cette compétition officielle. Ce film, mettant en valeur les traditions vestimentaires et architecturelles des anciennes villes du Nord, raconte l’histoire d’une jeune responsable d’un orphelinat. Elle voit sa vie se transformer en cauchemar lorsqu’elle est convoquée par la police pour l’identification d’un corps.
Cette femme connaîtra ce jour-là une douloureuse confrontation avec sa petite ville, son passé et tous les personnages qui l’ont hantée. «Zaynab, la rose d’Aghmat» est le deuxième long-métrage en compétition officielle et qui traçe une épopée grandiose de l’histoire du Maroc. La projection de ce film s’est déroulée, dimanche dernier, en présence de quelques membres de son équipe, mais en l’absence de sa réalisatrice Farida Bourquia, qui a dû quitter Tanger, selon les organisateurs, pour se rendre au chevet de sa mère malade.
Notons que ce 15ème festival, qui se poursuit jusqu’au samedi 15 février, propose une sélection de 43 films en lice, dont 21 courts métrages. Et la fête ne fait que commencer pour les Tangérois et cinéphiles venus d’autres régions.









