Culture

FICMT : Quand septième art et droits de l’Homme font bon ménage

© D.R

Le cinéma est l’un des outils essentiels pour la généralisation et la diffusion des droits de l’Homme parmi les citoyens. C’est ce qu’ont affirmé les participants à une table ronde organisée, lundi 31 mars, à Tétouan. Et ce, dans le cadre du vingtième Festival international du cinéma méditerranéen de Tétouan, dont les activités se poursuivent jusqu’au 5 avril.

Intervenant à cette occasion, le président du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), Driss El Yazami, a mis l’accent sur le lien profond entre le cinéma, la philosophie et les droits humains. «Le cinéma est un instrument créatif permettant de traiter des différents problèmes dont ceux en rapport avec la violation des droits de l’Homme», a-t-il affirmé, faisant remarquer qu’il y a eu, pendant la période 2000-2004, la réalisation au Maroc de plusieurs films sur la violation des droits de l’Homme particulièrement durant les années de plomb.

De son côté, Noureddine Affaya, écrivain et critique marocain, a souligné l’importance de l’imagination et la créativité dans le développement du cinéma. «On ne peut pas réaliser une œuvre cinématographique en faisant l’impasse sur l’imagination artistique», a-t-il dit.  Les participants à cette table ronde ont unanimement convenu que le cinéma a fait preuve à travers une série d’œuvres cinématographiques de sa lutte pour la liberté et la démocratie, tout en condamnant toute forme de détention abusive et prônant une liberté aussi large que l’espace méditerranéen.

Organisée en partenariat avec le CNDH et sa commission régionale, cette rencontre, à laquelle ont participé des cinéastes, des écrivains et des acteurs de la société civile, s’inscrivait dans le cadre d’une convention  de coopération signée, en juin 2013, avec le Conseil et l’Association des amis du cinéma, initiatrice du FICMT.

«L’Association des amis du cinéma de Tétouan s’engage à promouvoir la culture des droits de l’Homme parmi les jeunes, les élèves, les étudiants et les citoyens dans le cadre des activités, concours et festivals qu’elle organise ; adopter les principes et valeurs des droits de l’Homme dans toutes ses activités, productions artistiques et documentaires», selon des responsables du CNDH.

Outre cette table ronde, le programme du FICMT comporte un colloque international, qui sera organisé, vendredi prochain, en partenariat avec l’Académie régionale de l’éducation et de la formation de Tanger-Tétouan, et ce sous le thème «Le cinéma à l’école».

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