«L’organisation des horaires d’ouverture et de fermeture et des gardes est confiée aux syndicats locaux avec l’accord des autorités locales en charge de les faire respecter».
C’est ce qu’on peut lire sur un communiqué publié récemment par le syndicat des pharmaciens de Casablanca.
Donc, en toute logique, et tout le monde en convient, c’est bien à la wilaya et aux autorités locales que les pharmaciens doivent s’en remettre pour faire respecter la loi et personne d’autre. Manifestement, faire un sit-in devant un centre commercial à l’intérieur duquel une pharmacie ne respecterait pas la loi, comme ils l’ont fait samedi dernier, est une action qui n’a pas de sens.
C’est comme si pour faire respecter le code du travail par exemple, des chefs d’entreprises se regroupaient pour aller faire un sit-in devant les portes d’autres entreprises.
Si les démarches auprès des autorités locales n’aboutissent pas, comme l’affirment les pharmaciens, il leur reste les voies de recours légales: la justice! Ce sont les fondements même d’un Etat de droit que les pharmaciens ont allégrement ignorés, probablement aveuglés par leur cause.
Car faire un sit-in devant un centre commercial revient à porter atteinte à la liberté d’autres citoyens de faire du commerce et d’exercer pleinement leurs activités. Il y a donc manifestement un préjudice causé à la collectivité des commerçants et aux propriétaires. Et ce sont étonnamment les pharmaciens qui parlent de lutter contre l’anarchie…tout en utilisant eux-mêmes des méthodes anarchiques !
Maintenant, au vu des grands déficits et des besoins de la population en termes d’accès aux soins et aux médicaments, il serait peut-être intéressant qu’un débat de fond soit engagé sur des questions pratiques comme les heures d’ouvertures des pharmacies, entre autres. Car un système datant de 40 ans a certainement besoin d’être réadapté…









