Nous assistons, depuis déjà plusieurs semaines, à un non-débat sur un vrai faux problème : les fameuses «caisses noires de l’État», et que les responsables préfèrent appeler, à juste titre d’ailleurs, les «Comptes Spéciaux du Trésor».
Tout ce qui est «spécial» ne nous regarde pas. Et ne voyez aucune ironie dans le mot «Trésor» car il ne s’agit, selon Wikipédia, que de «l’ensemble des moyens financiers dont dispose un État». Circulez, il n’y a rien à voir dans le noir. Je comprends ceux qui veulent la «bonne gouvernance», la «transparence» et tout ça, mais comme m’a dit un jour le grand patron d’une grand boîte de pub américaine : «quand on est trop transparent, on risque de devenir invisible». Traduction : il faut savoir fermer les yeux sur les trucs pas très importants.
Après tout, tout ça tourne, en tout et pour tout, grosso modo autour de 60 milliards de DH. Peanuts ! Et puis, qui n’a pas une petite caisse noire dans sa vie professionnelle ou même privée? Hein ? Vous ne voulez quand même pas qu’on devienne tous des parfaits… invisibles ?
A demain










