Décidément, tous les continents sont tournés vers l’Afrique. En effet, en parallèle à la tenue de la première édition du Sommet Etats-Unis-Afrique, un nouveau programme européen, destiné à favoriser le processus d’intégration continentale de l’Afrique, a été lancé hier, mercredi 6 août, pour un montant global de 415 millions d’euros.
Ce tout premier programme de l’UE en matière de développement et de coopération couvrant l’ensemble de l’Afrique permettra de lancer des projets d’intégration sur la période 2014-2017. Il fait partie du vaste «programme panafricain», annoncé par le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, lors du 4ème Sommet UE-Afrique, qui s’est tenu à Bruxelles en avril dernier. «Le programme panafricain permettra de trouver des solutions à l’échelle régionale et continentale et de soutenir le processus de l’intégration africaine», a souligné à cette occasion le chef de l’Exécutif européen.
À ses yeux, ce programme consolidera davantage l’alliance entre l’Afrique et l’Europe qui s’avère «plus indispensable que jamais». Pour le commissaire chargé du développement, Andris Piebalgs, «ce programme est surtout novateur en ce qu’il permet à l’UE d’établir un lien entre les actions de coopération qu’elle mène avec l’Afrique du nord, l’Afrique du Sud et l’Afrique subsaharienne». Il aidera, selon lui, à assurer une meilleure cohérence des politiques pour le développement en créant des synergies entre la coopération au développement et d’autres politiques de l’UE.
À noter que doté d’une enveloppe de 845 millions d’euros pour la période 2014-2020, le «programme panafricain» devra contribuer à accroître la mobilité sur le continent africain et à améliorer les échanges commerciaux entre les régions et permettre aux deux continents de mieux faire face aux défis transnationaux et mondiaux, comme les migrations et la mobilité, le changement climatique ou la sécurité.
Aussi, cette première partie lancée hier comprend des projets dans toute une série de domaines allant de l’agriculture, à l’environnement, en passant par l’enseignement supérieur, la gouvernance, les infrastructures, les migrations, les technologies de l’information et de la communication ou la recherche et l’innovation.










