L’annonce des résultats est devenue un exercice traditionnel pour les entreprises qui s’inscrivent dans une approche de transparence et de bonne gourvernance. Les résultats affichés à fin mars oscillent entre hausse et baisse. Un déséquilibre principalement dû à la conjoncture sectorielle. Si certaines branches d’activités ont pu sortir indemnes cette année, d’autres n’arrivent toujours pas à reprendre leur rythme habituel menaçant ainsi la solidité financière de certaines entités. Des contreperformances anticipées et auxquelles les professionnels ont pu faire face par la mise en œuvre d’un plan stratégique.
Le but étant de minimiser l’impact et de sécuriser les profits, et ce en réduisant l’endettement. L’exercice 2014 a été par ailleurs impacté par la suspension de cotations et des reprises. Des facteurs importants ayant déstabilisé les comptes financiers des sociétés concernées. Dans l’attente d’une analyse approfondie des secteurs, zoom sur les dernières annonces financières faites au titre de l’exercice 2014.
Alliances: une résilience malgré les aléas du pôle construction
«L’activité immobilière du groupe démontre une bonne résilience face aux difficultés du marché avec un volume de prévente de 3,96 milliards de dirhams durant l’exercice 2014». C’est ce que souligne Alliances dans sa communciation financière. Le Groupe a annoncé depuis quelques semaines son «profit warning» signalant ainsi des pertes significatives au titre de l’exercice 2014. Des pertes qui selon Alliances résultent du ralentissement du pôle construction.
Ce segment a vu son chiffre d’affaires perdre 640 millions de dirhams à fin 2014. Même état pour le pôle golfique dont le chiffre d’affaires s’est inscrit en baisse de 598 millions de dirhams puisque 2014 a été une année de production et non pas de livraison. Compte tenu de ces facteurs, le chiffres d’affaires du groupe s’est vu en repli de 31% passant ainsi de 4,6 milliards DH en 2013 à 2,93 milliards DH en 2014.
Le résultat d’exploitation du Groupe s’est établi à -496 millions de DH contre 1,35 milliard DH une année auparavant, dû à la perte d’exploitation pôle construction estimée à 1,1 milliard DH. Le résultat net part du groupe a été de -969 millions DH contre 580 millions DH en 2013. L’endettement a grimpé, dans ce sens, à 10%, soit un encours de 8,6 milliards DH au titre de l’exercice 2014. Notons que le groupe prévoit un plan stratégique en vue de se désendetter de 4 milliards DH à l’horizon 2016 et d’accroître de manière décisive sa liquidité. A l’ordre de ce plan : un programme de cession d’actifs, le remboursement de dette par des actifs immobiliers, le reprofilage de l’endettement des holdings et un plan global d’optimisation opérationnelle.
SNEP : La reprise espérée en 2015
Ayant défrayé la chronique ces derniers jours, la SNEP dévoile un bilan négatif au titre de l’exercice 2014. Une perte de vitesse due, selon les responsables, à la conjoncture économique. Le chiffre d’affaires est en baisse de 4,2%, soit un total de 754,6 millions de dirhams à fin 2014. Ce repli est impacté par la baisse des prix de vente des produits vinyliques. Le résultat net est passé de 8,4 millions de dirhams en 2013 à 4,4 millions de dirhams en 2014, intégrant ainsi une provision pour dépréciation de la valeur des stocks de 2 millions de dirhams suite à la baisse des prix de l’éthylène. Malgré ce bilan terne, la SNEP reste optimiste. L’entreprise compte sur 2015 pour reprendre son activité. La baisse des prix de l’éthylène et des produits pétroliers devrait, selon la SNEP, avoir des retombées positives sur son activité. L’entreprise table sur un renforcement des marges, l’amélioration de la situation de la trésorerie et par conséquent l’amélioration de la compétitivité de la société.
Un exercice réussi pour Cosumar
Cosumar défie la conjoncture en 2014. En dépit de la volatilité des intrants, le groupe a pu réussir son exercice financier. Le chiffre d’affaires consolidé du groupe dépasse les 6 milliards de dirhams, soit une hausse de 1,2% par rapport à 2013. L’excédent brut d’exploitation est en hausse de 3,1% atteignant les 1,33 milliard de dirhams. En commentant cette performance, Cosumar indique que les résultats opérationnels reviennent au développement de l’outil industriel et à la bonne tenue de la campagne sucrière. Cette dernière a enregistré une production de 478.000 tonnes, en hausse de 32%, avec une couverture de 40% des besoins du marché par la production nationale.
Eqdom maîtrise ses coûts
2014, une année relativement meilleure que sa précédente pour Eqdom. L’entreprise a pu contenir la baisse de ses agrégats à des niveaux plus soutenus que l’année précédente. Le produit net bancaire a connu une baisse limitée de 3,3% pour un montant de 595,4 millions de dirhams. Le résultat brut d’exploitation a enregistré un retrait de 4,6%, passant de 383,1 millions de dirhams à 365,6 millions de dirhams. Les charges d’exploitation ont fléchi de 1,1% en 2014, tandis que le coefficient d’exploitation s’est établi à un niveau satisfaisant estimé à 38,6%. L’effort de provisionnement net pour les créances en souffrance a été porté en 2014 à 151 millions de dirhams.










