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Jean-François Jobert : «La Transmarocaine fera une pause en 2017 pour se tenir tous les 2 ans»

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ALM : Quelles sont les conditions requises pour participer à la Transmarocaine ?

Jean-François Jobert : La course est ouverte à tous les hommes et les femmes sportifs âgés d’au moins 18 ans. Il faut avoir un bon niveau physique pour la pratique de sports multiples tels que le mountain bike (VTT), la course de montagne ou encore le canoë.
Enfin, la particularité réside dans le fait que les concurrents doivent progresser dans la nature à l’aide d’une carte et d’une boussole pour trouver son chemin et des balises.

Comment s’est déroulée la 10ème édition de la Transmarocaine ?

Nous venons de vivre une 10ème édition avec un plaisir immense de retrouver toutes les équipes sur les pistes du Maroc.
Certains concurrents sont des fidèles de l’épreuve avec pas moins de 7 à 8 participations sur 10 éditions. De l’avis général, la Transmarocaine reste une épreuve unique où l’on peut pratiquer le multisport en toute confiance et en sécurité avec des parcours adaptés à un grand nombre de compétiteurs.
Malgré cela, nous avons eu à déplorer quelques annulations, 6 exactement.

​Justement, le parcours de cette année a été modifié et comprenait moins d’étapes que les éditions précédentes. A quoi est dû ce changement ?

Cette édition a été marquée par quelques modifications du parcours liées, entre autres, à la météo capricieuse durant toute la semaine.
De ce fait, nous avons été amenés à faire des modifications du programme et au parcours, pas toujours évidentes à gérer. Néanmoins, l’organisation de l’épreuve, toujours soucieuse d’offrir le meilleur aux compétiteurs, a fait de son mieux pour trouver les solutions adaptées pour satisfaire les sportifs présents.
Le premier changement de parcours a été effectué lors de la 2ème étape où la section canoë a été annulée en raison d’un très fort vent en rafale qui posait des problèmes de sécurité sur le lac Lalla Takerkoust.
La 4ème étape qui devait amener les concurrents de Tougramane à la station d’Oukaïmeden a totalement été modifiée en raison de fortes chutes de neige tombée à partir de 1.700m d’altitude (50 cm) et le départ du lendemain fut aussi modifié.
Non seulement la logistique de course ne pouvait se rendre sur place avec les véhicules mais les coureurs n’étaient pas équipés pour courir dans la neige et le froid sur une étape annoncée comme la plus engagée de l’épreuve.
Enfin, l’épilogue qui devait se tenir à Marrakech comme pour les 9 éditions précédentes n’a pu se tenir dans la mesure où la direction de course n’a jamais reçu les autorisations nécéssaires de la part de la wilaya. Nous n’avons pas eu d’explications à cela même si nous imaginons que la sécurité pouvait être une raison logique. Il va sans dire que toute la caravane de la Transmarocaine a été très déçue de cette annulation d’autant que cela célébrait l’anniversaire de la course.

Qu’a-t-elle eu de particulier cette course anniversaire ?

​ Ce n’est pas évident d’organiser une manifestation comme celle-ci durant 10 années et nous nous devions d’apporter des nouveautés.
La grande nouveauté a été la course d’orientation dans la Médina de Marrakech qui fut un vrai succès auprès des concurrents mais aussi de la population locale.
Nous noterons également la forte implication de la Province d’Al Haouz qui a accueilli 3 étapes sur 5 et dont le final a été célébré à Tahanaoute avec un accueil chaleureux du gouverneur.
Nous avons également fait une très belle donation à l’école de Tougramane avec plus de 500 kg de matériels offerts aux enfants à l’occasion d’une remise effectuée sur place le soir de l’étape à plus de 200 enfants.
Enfin, au travers du Challenge du Coeur, 8 équipes ont pu reverser pas moins de 28.000 DH à 8 associations locales.

​Combien de personnes ont pris part à la Transmarocaine ?

Cette année, nous avions 35 équipes de 2 coureurs, soit 70 sportifs de 6 nationalités représentant le Canada, la Suisse, la Belgique, l’Italie, la France et le Maroc.

Par quel moyen comptez-vous augmenter le nombre de participants pour les prochaines éditions ? ​

​En 2016, la course sera organisée dans la région de Ouarzazate avec un départ et une arrivée dans la ville. Les compétiteurs ont besoin de nouveaux parcours engagés afin de prendre toujours plus de plaisir.
Le multisport n’est pas encore très connu au Maroc même si nous avons eu 5 concurrents fidèles cette année. La Transmarocaine fera une pause en 2017 pour laisser la place à la Boliviana et être proposée dès lors tous les 2 ans pour se tenir en 2018 pour une destination encore secrète.​

Que souhaitez-vous donc pour l’avenir pour que la discipline soit mieux connue chez les Marocains ?

Si nous avons un souhait pour l’avenir, c’est que les instances locales soutiennent un peu mieux une manifestation fidèle au Maroc qui défend des valeurs saines.
Le tourisme marocain au travers de l’ONMT n’apporte plus aucune aide et cela empêche un développement, notamment sur le plan des médias étrangers.
En cette période difficile pour attirer les touristes au Maroc, ce serait une opportunité, nous semble t-il, de se servir de ce type d’épreuve pour passer un message fort sur la destination Maroc.