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La SOREC consacre ses femmes

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Le nom de Bouchra Marmoul ne passe plus inaperçu. Il s’agit, en effet, de la première femme jockey du Royaume et la première Marocaine à intégrer l’équipe féminine en compétition pour le prix Cheikha Fatima Bint Moubarak, dont la finale se tiendra à Abou Dhabi en novembre prochain dans le cadre du festival Cheikh Mansour Bin Zayed Al Nahyan. L’étape marocaine de cette course, organisée vendredi dernier à Casablanca en partenariat avec les autorités hippiques des Emirats Arabes Unis, a été marquée par l’arrivée de Bouchra Marmoul en troisième position. Une place que la cavalière, issue d’El jadida, a su préserver tout au long de la première année de son exercice.

La Société royale d’encouragement du cheval (Sorec) se félicite de cette performance et prend Bouchra comme exemple pour encourager les Marocaines à franchir ce monde. «Nous avons été agréablement surpris par la candidature de Bouchra Marmoul qui nous a honorés en participant aux étapes marocaine et anglaise ainsi qu’à la finale 2014 de ce prix. Nous espérons que cela incitera  d’autres femmes pour développer leur compétence dans cette catégorie de course hippique», indique à ALM Omar Skalli, directeur général de la Sorec. Dans une perspective d’encouragement, la Sorec met à la disposition des candidates potentielles l’accompagnement nécessaire pour améliorer leur performance.

En marge de cet événement qui a connu en parallèle la tenue de huit courses du Grand prix de Son altesse Royale le Prince Héritier Moulay El Hassan, la Sorec a rendu hommage aux femmes qui œuvrent dans le domaine hippique.

Des trophées «femmes à l’honneur» ont donc été remis aux femmes propriétaires de chevaux, secrétaires techniques, vétérinaires ainsi qu’à la jockey marocaine et à l’entraîneur de la Sorec. Rappelons que la société parraine depuis 2011 la stratégie nationale du cheval.
Selon M. Skalli, les objectifs atteints à ce jour sont en phase avec le plan d’action fixé à l’horizon 2020. Le directeur général de la Sorec a mis le point sur l’amélioration des courses, notamment en termes d’effectif. Il a dans ce sens, indiqué à ALM que le nombre de naissances de chevaux de course progresse de 20% annuellement. Aussi, le nombre de propriétaires a triplé sur la période allant entre 2009 et 2014. Ces indicateurs traduisent la place qu’occupe le cheval dans la société marocaine avec une optique de rendre cette filière un levier socio-économique et maintenir, voire accroître sa contribution au PIB national s’élevant actuellement à 0,5%.