Economie

BCP : CDMC prescrit la souscription

Sur la base des indicateurs financiers 2003 de la BCP, de son business plan 2004-2008 et des indicateurs financiers et boursiers des banques commerciales cotées à la Bourse des Valeurs de Casablanca (BCM, BMCE, BMCI, CDM et Wafabank), la société de Bourse Crédit Du Maroc Capital (CDMC) a procédé à l’évaluation de la BCP selon deux méthodes d’évaluation : le modèle d’actualisation des résultats nets futurs (DECF : Discount Equity CashFlow) et la méthode comparative locale avec le secteur bancaire marocain par le multiple des fonds propres (P/B).
La valeur retenue par CDMC est la moyenne pondérée de ces deux méthodes selon les coefficients de pondération suivants : 70% pour la valeur obtenue par le modèle DECF et 30% pour la valeur obtenue par le multiple des fonds propres. Ce schéma a été retenu en raison du caractère spécifique de la BCP dont l’activité présente de grandes différenciations avec celle des banques commerciales. Parmi les spécificités BCP, ses ressources sont principalement constituées des excédents de trésorerie des Banques Populaires Régionales (BPR) ; les emplois sont principalement en Bons du Trésor ; ses revenus sont principalement composés des commissions de gestion et des facturations des services communs aux BPR.
« Cette situation confère un caractère fondamental à la relation entre la BCP et les BPR. Ces dernières ont une incidence directe sur les performances et la valorisation de la banque », explique CDMC.
Ainsi, les performances futures de la BCP dépendent de sa capacité à pénétrer le marché des grandes entreprises et des institutionnels et de la continuité des règles actuelles régissant les relations entre la BCP et les BPR.
Toutefois, la société de Bourse attire l’attention des investisseurs potentiels sur quelques aspects qui peuvent avoir un impact important sur l’activité et la rentabilité de la BCP. En premier, le cadre réglementaire qui régit le Crédit Populaire du Maroc confère un caractère fondamental à la relation entre la BCP et les BPR. Ces dernières ont une incidence directe sur les performances et la valorisation de la banque. En second lieu, les performances futures de la BCP dépendent de sa capacité à pénétrer le marché des grandes entreprises et des institutionnels et de la continuité des règles actuelles régissant les relations entre la BCP et les BPR. Enfin, le Comité directeur se réserve des droits importants sur la gestion de la BCP.
Le changement de sa composition pourrait avoir une influence fondamentale sur l’activité et la rentabilité future de la BCP. L’impact positif ou négatif s’expliquerait par le degré d’implication des BPR en tant que membres du Comité directeur à part égale avec la BCP.

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