Pour les pays arabes, la donne est constante. L’engagement est clair pour la coopération à la lutte contre le terrorisme, déclaré fléau numéro un, surtout depuis les attentats du 11 septembre à New York et Washington. Seulement, cet engagement va de pair avec des exigences que dicte la logique la plus simple.
D’une part, il serait vain de continuer à palabrer sur la lutte contre le terrorisme dans le cadre de la légalité internationale, au moment où la volonté des nations, exprimée par les résolutions de l’ONU reste totalement ignorée par l’Etat hébreu dans sa guerre d’extermination contre le peuple palestinien.
D’autre part, continuer à faire l’amalgame entre Islam, musulmans et terrorisme ne fait que voiler le problème et retarder sa solution qui ne saurait être que l’oeuvre de tous, sans exception. Enfin, lutter contre le terrorisme ne saurait se faire efficacement sans s’attaquer à ses causes principales : la pauvreté criarde de milliards d’être humains face à une opulence obscène et le concert d’injustices de par le monde qui nourrissent les terroristes et donnent une portée à leurs idéologies.
La session extraordinaire de l’Assemblée générale de l’ONU consacrée au terrorisme a permis de rappeler cette position des Etats arabes, tout comme elle a été l’occasion de soulever un point principal, celui de définir exactement le terme terrorisme et de désigner sans ambiguïté les terroristes. Le groupe des 22 pays arabes, représenté par la Libye, a encore exigé que les actes gratuits de terrorisme soient être clairement distingués de la lutte et des aspirations légitimes des populations qui combattent pour leurs droits inaliénables. Pour eux, l’occupation, reste la forme la plus horrible du terrorisme. Alors que les responsables des organismes arabes de lutte contre le terrorisme s’apprêtent à tenir à Tunis leur cinquième conférence, l’engagement est de plus en plus affirmé pour cet objectif. Le deuxième plan d’action arabe de lutte contre le terrorisme, est en passe d’être mis en oeuvre et la convention arabe de lutte contre le terrorisme signée en est déjà à sa quatrième année d’application.
Le Maroc, qui s’était clairement inscrit dans la façon de voir des Etats arabes au lendemain du 41 septembre, a même longtemps fait partie du groupe de TREVI, créée en 1975 et réunissant les ministres de l’Intérieur et de la Justice des 12 États membres de la CEE ainsi que ceux des Etats associés pour des concertations autour de phénomènes comme le terrorisme, le radicalisme, l’extrémisme et la violence internationale.









