Ce premier pas constitue un prélude à un désengagement partiel de Vivendi Environnement (VE), sa filiale eau, propreté, énergie et transports, estiment plusieurs analystes. Selon des informations de presse, VU devrait lancer après les élections législatives le reclassement de 15% de sa participation dans VE, pour achever l’opération le 14 juillet.
Les marchés ont réservé lundi un bon accueil à la vente de Telepiù pour un 1,5 milliard d’euros. La cession permettra à Vivendi Universal d’affecter 1,2 milliard d’euros au remboursement de sa dette, qui atteint quelque 30 milliards d’euros. Le titre Vivendi Universal bondissait de 2,08%, à 30,38 €, à 14H30 GMT. Depuis le début de l’année, l’action a perdu plus de 40% de sa valeur. En revanche, VE reculait à la Bourse de Paris, affecté par la perspective d’une cession. A 16H10 (14H10 GMT), Vivendi Environnement perdait 2,30% à 32,30 euros, dans un marché en hausse de 0,36%.
Pour Jacques Falzo, analyse de KBC, la vente de Telepiù est une « bonne opération », qui aura un impact sur les résultats du groupe. Mais, ajoute-t-il, il faut attendre qu’elle soit finalisée: « il y a eu beaucoup d’annonces sans suite autour de cette affaire depuis quelques mois ». Telepiù, avec 400 millions d’euros de déficit l’an dernier, est un des principaux foyers de perte de Canal+. La maison de courtage CIC Securities estimait que « l’opération ne contribuait que très légèrement au désendettement du groupe », même si, de son point de vue, Vivendi Universal « s’enlève une épine du pied » en cédant la filiale italienne de Canal+.
Pressé par ses actionnaires, VU a annoncé ces derniers mois la cession de diverses participations dans les télécommunications en Europe de l’Est et en Afrique. Il a par ailleurs vendu son pôle presse professionnelle (1,5 md EUR) et sa participation dans BSkyB en Grande-Bretagne. L’opération phare de désendettement surveillée depuis des mois par les marchés, porte sur la cession partielle de VE, dont le capital est détenu à 63% par sa maison-mère.
En même temps qu’il empocherait du cash, dont le montant sera fonction du prix offert (1,5 à 2 milliards d’Euro), VU déconsoliderait Vivendi Environnement et sortirait ainsi ses 14 milliards d’Euro de dette de son bilan.








