Société

L’Etat séducteur

L’UFR des sciences administratives et Développement institutionnel a organisé, en collaboration avec la Fondation Hanns-Seidel, le 7 juin 2002, un séminaire sur le thème «Comment servir l’Etat ?».
Lors de cette manifestation, Ali Sedjari, responsable de l’UFR des sciences administratives et développement institutionnel à la faculté de droit de Rabat, a donné une allocution dans laquelle il a évoqué l’idée d’un visage moderne de l’Etat, en insistant sur la nécessité de préciser sa fonction et de redéfinir son rôle.
Les Marocains, a-t-il annoncé, ont besoin d’un Etat à l’écoute de leurs préoccupations et de représentants partageant avec eux les bons et les mauvais moments. Et d’ajouter que la nouvelle conception de l’autorité à laquelle a appelée SM le roi est fondée sur le besoin d’humaniser le pouvoir, vise à atteindre notamment trois objectifs, à savoir, la cohésion, la recherche de proximité auprès des citoyens et la coopération en tant qu’objectif administratif et un idéal politique, d’où l’intérêt d’une réforme administrative. L’orateur a, par ailleurs, ajouté que certains métiers exigent une vocation doublée d’une réelle capacité d’exercer une profession donnée. Ainsi, être fonctionnaire ou administrateur , a-t-il précisé, suppose d’aimer son métier, voire d’aimer l’Etat et d’avoir conscience d’appartenir à tout le monde et de n’être inféodé à personne.
De son coté, Noureddine Alhachami, directeur régional de l’Equipement, a estimé que l’Etat moderne est celui capable d’intérioriser les processus démocratiques et de s’approprier les progrès scientifiques.
Et de préciser de ce fait que tout projet social est tributaire de la capacité de créer de la valeur. Un fait qui interpelle plusieurs acteurs : le savant, élément important, l’ingénieur expert, l’entrepreneur mobilisateur des ressources financières et le manager pour fédérer etr rationaliser les ressources. Mohamed Berdouzi, enseignant à la faculté de droit de Rabat, est parti , pour sa part, de l’idée selon laquelle , il faut servir l’Etat en servant le citoyen.
A cet égard, a-t-il déclaré, « il y a deux constats importants à faire :le premier concerne le surnombre de certaines catégories de fonctionnaires (d’où la nécessité de dégarnir l’Etat), le second porte sur la question de la confiance ».
Et de faire remarquer que selon le dernier sondage effectué par l’Association 2020, seules les médias ont une majorité relative de confiance des citoyens, les autres institutions ( Parlement, administration, partis politiques…) ont moins de 50%.
L’orateur a , enfin, conclu en faisant part que l’Etat se serve en modifiant sa relation avec le citoyen et ce en vue de remédier à ce déficit de confiance.
Driss Alaoui, président des oeuvres sociales du ministère de l’Equipement, quant à lui, a évoqué les grands défis que l’Etat doit relever dans son aspiration à la réforme de son administration.
Et de préciser que dans régime démocratique, il y a trois types d’engagement public, celui des partis politiques, du gouvernement et celui des collectivités locales et de la société civile.
D’autres intervenants ont participé au débat, notamment, Mohamed Harakat, enseignant à Rabat et Moha Hamaoui, directeur régional de l’Equipement dans la région Tensift-Haouz.

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